mardi 22 mai 2012

Epoque Kamakura [1/4]

Minamoto no Yoritomo - Gravure XIXéme
Fort de leur victoire écrasante en 1185 sur les Taïra, le clan Minamoto établit le premier shogunat de l'histoire du Japon à Kamakura, petite ville côtière du Kanto. Aussi appelé bakufu, le shogunat n'a initialement rien d'un gouvernement national mais regroupe l'ensemble des pouvoirs militaires, en liant sous l'autorité du shogun les divers clans et familles de samurai du pays. Les alliances faites au shogun Minamoto no Yorimito sont les mêmes déjà forgées lors de la lutte contre les Taïra ou issues de liens du sang. Bien que n'ayant jamais revendiqué le pouvoir civil à l'empereur et au Fujiwara (le régime de Minamoto ne devait s'occuper que des affaires privées liées aux clans unis sous le shogunat), le bakufu de Kamakura devint rapidement le gouvernement central du Japon :
- les gouverneurs -jito- qui occupaient une position ayant un ascendant sur toutes les classes sociales lui étaient soumis. Les gouverneurs contrôlaient les domaines et revenus de la région administrée (gestion du fief, perception des impôts et contrôle des fraudes). C'étaient les samurai eux-mêmes qui occupaient librement cette fonction d'administrateur provincial.
- les protecteurs militaires -shugo- sont les représentants directs du shogun dans chaque région. Ils veillent au maintient de l'ordre, à la protection des gouverneurs et au recrutement des armées.

mardi 15 mai 2012

Attention aux contrefaçons de Kasumi Titanium

Comme tout produit de qualité qui connait le succès, Kasumi Titanium n'échappe pas depuis quelque temps aux contrefaçons. L'une d'elle particulièrement osée est un lot de 3 couteaux "Titanium Royalty line" + une barre aimantée (Ref RL-T3), prétendument valant 199€ mais toujours vendu bien moins cher (trouvable sur internet à moins de 30€ ! ) afin de faire miroiter une offre imbattable ! Mais ne vous y trompez pas, ce qui est vendu à ce tarif n'est qu'une vulgaire contrefaçon dont les alliages et la fabrication sont d'une piètre qualité ! En aucun cas ces couteaux ne sauraient satisfaire une personne recherchant un couteau qui tient un tant soit peu la route.

En cas de doute sur une offre vue en boutique ou sur internet, n'hésitez pas à nous contacter.

Kasumi Titanium original - Santoku, éminceur et office

Contrefaçon de très mauvaise qualité des Kasumi Titanium

jeudi 10 mai 2012

In memoriam

Ferdinand Anton Porsche est décédé le 5 avril 2012 à Salzbourg en Autriche à l'âge de 76 ans. Le créateur de la Porsche 911 lègue à son groupe une culture du design qui a franchi les frontières jusqu'au couteau éponyme, type 301 Design by F.A. Porsche, lancé sous sa direction. 
Ferdinand A. Porsche est né le 11 décembre 1935 et durant sa jeunesse déjà il passa le plus clair de son temps dans l'entreprise de son grand-père Ferdinand. En 1943 la famille délocalisa la société en Autriche à Zell am See avant de revenir à Stuttgart en 1950 où il fera ses études secondaires. Puis il rejoindra la prestigieuse School of Design de Ulm. En 1958 F. A. Porsche commence à travailler dans l'entreprise Porsche et prend la tête du bureau de design en 1962. Son coup de maître, la Porsche 911, sort des cartons un an après, puis suivra la Porsche 904 Carrera GTS qui de l'avis unanime des spécialistes est aujourd'hui considérée comme la Formule 1 la plus esthétique jamais construite. En 1972 il fonde le studio Porsche Design Design qui sera transféré à Zell am See en 1974. A partir de là il développe nombre de produits de consommation courante et industriels. Ses produits sont l’expression d’un design fonctionnel, puriste, intemporel et typé. Son credo : un design cohérent doit être compris du premier regard et découler d'une forme sans artifice. Mais F.A. Porsche n'a jamais sacrifié le design à la qualité du produit, "le design doit être honnête" se plaisait-il à raconter. Matériaux nobles, finition parfaite et technologie innovante font de ses produits des classiques intemporels comme en témoigne le couteau type 301 Design by F.A. Porsche.

lundi 7 mai 2012

Une sortie du nucléaire à vitesse V

Cela témoigne des ressources morales et industrielles de ce pays : 14 mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Japon vient de fermer hier le dernier réacteur nucléaire encore en activité sur les 54 qu'il possède (4 de moins qu'en France). Le nucléaire couvrait au 9 mars 2011 30 % des besoins nationaux (75 % en France), aujourd'hui 0. Mais le pays ne s'est pas effondré pour autant, nos livraisons de couteaux n'ont pas été impactés d'un iota. Comment cela a-t-il été possible ? 
La réponse japonaise a été double : hausse de la production des centrales non-nucléaires (mais, elles aussi affectées par le tremblement de terre, il a fallu construire dans l'urgence une dizaine de centrales à gaz) et baisse de la demande d'électricité. Au lendemain de Fukushima, Tepco, son opérateur, ne pouvait plus aligner que 39 gigawatts dans la partie du pays qu'il alimentait, en été il était déjà à 55 alors que le pic de la demande annuelle lorsque les climatiseurs tournent à plein régime est de 60 GW. Le gouvernement dès lors imposa sur tout le territoire 15 % de réduction de consommation aux entreprises et particuliers par rapport à 2010. Dans tout le Japon, le niveau de l'éclairage urbain a été limité, les escalators arrêtés, les entreprises ont réduit la climatisation de 1 à 2 degrés, chez les particuliers les appareils en veille ont été éteints, etc.. Des économies d'énergie qui ont permis de réduire le pic de consommation à 54 GW. Dans certaines villes très énergivores comme Tokyo, on est allé plus loin, réduisant la consommation de 18 %, l'équivalent de 5 réacteurs nucléaires. Au sein de nos entreprises de coutellerie la discipline fut de fer en solidarité envers le nord du pays dans le malheur, c'est ainsi que le temps de travail fut complètement réorganisé pour effacer les heures de pointe. L'inconvénient à l'échelle de la planète c'est bien sûr que les émissions de Co2 se sont nettement accrues (environ 40 millions de tonnes en 2011, l'équivalent d'un pays comme la Norvège quand même). Fort de ces enseignements, dans un pays moins discipliné et plus dépendant du nucléaire comme la France, on réfléchit à une facturation incitative de l'électricité et à un nouveau mix industriel.