mercredi 17 août 2016

Massimo Bottura fait encore parler de lui aux J.O.

Alors que le Japon a remis les pendules à l'heure en reprenant sa domination dans le judo un temps menacée par la France en 2012 (avec 3 médailles d'or, 1 d'argent et 8 de bronze cette année), le chef italien Massimo Bottura (sur la photo à gauche avec son couteau Type 301 Design by F.A. Porsche), récent vainqueur du très controversé Worlds 50 Best Restaurants, fait l'unanimité avec son initiative de cuisiner les restes des Jeux Olympiques (près de 12 tonnes) aux sans-abris et nécessiteux plutôt que de les jeter. Quand on sait qu'une entrée seule vaut 60 € dans son restaurant de Milan, le signal se veut fort à l'égard de Brésiliens peu réputés pour leur sobriété en la matière. A noter que d'après les estimations 1,3 milliards de tonnes d'aliments seraient détruit de par le monde chaque année alors que 795 millions de personnes sont en détresse alimentaire. Le chef triplement étoilé assisté de 60 autres, fait le pari de servir 120 repas par jour ce qui fait 5000 repas en tout. En Italie déjà Bottura participe à Food for soul une organisation qui sensibilise au gaspillage alimentaire. En cela il partage la communauté de vues de la société Chroma qui dans les années 2000-2010 soutint activement le Projeto de Culinaria, Padaria e Confeitaria à Porto Alegre au Brésil. Il s'agissait d'offrir à des jeunes sans diplômes une formation aux métiers de bouche dispensée par les pères franciscains, Chroma et des partenaires privés rameutés pour l'occasion au sein de l'organisation dédiée Cuisinierducoeur, avaient financé nombre de cursus, ce fut une des premières initiatives humanitaire d'un groupe de chefs pour les défavorisés. 

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jeudi 28 juillet 2016

Amazon, ce géant qui nous veut du bien

Décidément, ça va devenir un blog Amazon... Après le dérapage constaté récemment, notre post du 28 juin dernier, nous avons décidé de mettre en évidence deux particularités du site préféré des Français en lien avec l'actualité.

Vous avez toujours pensé acheter moins cher sur Amazon ? 
Le One-Click, acheter en un click, est une révolution. C'est pratique et rapide. On achète plus vite que son ombre, sans lire les CGV, parfois des produits dont on ne sait même pas d'où ils proviennent, avec des dates de livraison mobiles (entre le... et le..., ce qui est interdit en droit français). La boîte d'achat ou buy box couplée à ce mode d'achat, accentue ce passage à l'acte fulgurant car très peu d'acheteurs (seuls 13 % paraît-il) ouvrent la page entière où sont listés tous les revendeurs, car ils font confiance à Amazon pour acheter au meilleur prix. Or il n'en est rien selon une étude de la Northeastern University. 
Amazon n'a jamais laissé filtrer comment fonctionne leur algorithme buy-box, cette étude donne des pistes :
1. Amazon s'arroge la boîte d'achat pour soi quoiqu'il arrive tout en étant plus cher que les revendeurs de la Marketplace à service égal, y compris des revendeurs notés 100 %, rappelons qu'Amazon ne s'applique pas cette règle de notation car il est fort à parier qu'ils ne seraient pas à 100 % ;-)
2. En cas d'absence d'Amazon ceux des revendeurs de la Marketplace qui utilisent des algorithmes de pricing (Dynamic Pricing Systems) obtiennent la boîte d'achat au détriment des autres car ces algorithmes (parfois gérés par d'anciens transfuges de chez Amazon qui savent), maximisent le prix, ceci au détriment de revendeurs n'utilisant pas ces services, et qui peuvent donc être moins chers. Comme Amazon touche des commissions sur les ventes, ceci leur profite grandement.
Notre conseil : n'achetez pas trop vite et pesez bien le pour et le contre, insistez aussi chez les revendeurs étrangers que toutes les taxes soient inclues. D'anciens articles attiraient déjà l'attention sur un certain nombre de dérives d'Internet : 
http://blog-couteau-japonais.chroma-france.com/2014/02/le-marketing-de-lhonnetete.html
http://blog-couteau-japonais.chroma-france.com/2014/08/prix-solidite-performance.html, 


Des avis à ne pas prendre à la lettre.
85 % des internautes attachent beaucoup d'importance aux avis d'autres consommateurs (mais seuls 6 % notent régulièrement, toujours les mêmes donc). Une étude du Journal of Consumer Research d'Oxford sur 1272 produits de 120 catégories différentes démontre que les avis sur Amazon ne sont pas très objectifs, notamment en raison d'un contenu peu étoffé et d'une notation trop rapide, le plus souvent après seulement quelques utilisations. L'étude parle "d'illusion de validité". C'est beau...
Mais il y a bien plus grave, ce sont les avis achetés. Ces études sortent un peu tard, Amazon avait déjà utilisé la mèche de jurys-maisons, et les revendeurs notamment Chinois (en raison de la somme de l'investissement, modique) l'utilisent à plein. Un exemple ci-joint, avec un moulin à poivre qui, dans le descriptif, moût aussi du sucre.. Allez-y, ne vous gênez pas, c'est marqué... Mais n'oubliez pas de vous plaindre si cela ne fonctionne pas, comme on le ferait pour un revendeur français qui a pignon sur rue. Si vous regardez bien, un seul internaute plus consumériste que les autres, réagit face à ce mépris total, nous lui adressons un grand satisfecit : https://www.amazon.fr/gp/customer-reviews/R3VU63JOO2YY09/ref=cm_cr_arp_d_rvw_ttl?ie=UTF8&ASIN=B01935KFSY
En attendant le revendeur en question aura réussi à lancer son produit au vu et au su de tout  le monde. Un de nos revendeurs nous a justement contacté à ce sujet, dans un autre genre, un internaute qui veut acheter un produit lambda contacte ce revendeur et lui propose de bien noter le produit s'il le reçoit gratuitement... Sordide décidément.

En tant que consommateur nous sommes responsables de ces dérives si nous ne faisons pas plus attention à nos achats. L'Internet marchand siphonne nos emplois (pour quelques embauches combien de destructions de petits commerces ?), nos données (comment se fait-il qu'Amazon conserve nos coordonnées bancaires pour son 1-click ?), notre propriété intellectuelle (96 plaintes en 2015) et notre fiscalité. Je recommande à tous le livre "La Souveraineté numérique" de Pierre Bellanger, a qui on laisse conclure : "l'Internetocratie fait passer sa souveraineté réelle pour une liberté théorique, soumise en fait à son seul contrôle".

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mercredi 20 juillet 2016

Un artiste de génie

C'est l'été, voilà un sujet un peu plus léger. Ceux qui nous suivent savent qu'on met occasionnellement un peu de poésie dans l'art coutelier nippon pour varier les sujets. L'occasion de nous pencher sur un grand virtuose, poète de la toile, Hokusaï, en explorant certains aspects méconnus de sa vie. Un sur deux qui connaît Gakyōjin Hokusai, le "fou de dessin" comme il aimait à se nommer, pense spontanément à sa "Grande Vague", peinte en 1830-31. Mais le personnage recèle de nombreux talents. Il est presque impossible de le définir : fécond (30.000 oeuvres), fantasque (changeant de maison parce qu'il ne voulait pas faire le ménage dès que la saleté s'y accumulait), excentrique, mystérieux dans sa poésie visuelle, bougon (n'hésitant pas à critiquer publiquement les dessins de confrères). Entretenant une étroite collaboration avec les cercles littéraires, on dit de lui qu'il réussissait à peindre les états d'âme de ses personnages même sans visages.    
Tout d'abord, saviez-vous que Hokusaï est un nom d'emprunt qu'il ne porta que de 1798 à 1810 ? Né en 1860 (mort en 1849), on ne connaît pas l'identité de ses parents, il a été adopté sous le nom de Tokitaro et sur son tombeau figure le nom Kawamura qui est celui d'un artiste connu du XVIIIème siècle, peut-être son père biologique. Comme un clin d'oeil à son origine trouble, Hokusaï changea de nom dès son adolescence et en portera successivement plusieurs, avant de devenir Hokusaï pour l'éternité. Après 1815 l'artiste légua  son nom à son élève, qui devint Hokusaï II, et prit celui de Taito, puis Iitsu et Manji, au gré de ses tournants artistiques. On dit qu'il en porta 55 différents tout au long de sa vie.
Lorsqu'on donna libre cours à sa fantaisie, l'artiste s'éclata. En 1804, en présence d'un vaste public, Hokusaï tapissa de feuilles de papier une surface de plus de 200m2 sur laquelle il peignit un buste à l'aide d'un balai trempé dans une cuve de saké remplie d'encre de Chine, avant de monter l'oeuvre sur un cadre en bois. A la même époque il aurait peint une nuée de moineaux sur un grain de riz. Dans un concours de peinture il démonta une porte coulissante et y peignit des lignes sinueuses avec un balai trempé dans de l'encre bleue ; puis il prit un coq dont il plongea les pattes dans de l'encre rouge et le laissa se promener sur la porte. Les traces des pattes devinrent des feuilles d'érable emportées par le courant d'un fleuve ; il fut déclaré vainqueur par le shogun qui assistait au concours. Hokusaï savait peindre avec les doigts, les ongles, l'extrémité d'un oeuf, le manche d'un pinceau... Dans les oeuvres mémorables figurent aussi les Dessins d'un coup de pinceau tracés sans lever le pinceau trempé une seule fois, qui sont presque impossibles à copier. Enfin ajoutons que comme bien des artistes, la renommée ne vint qu'après sa mort, à la fin de sa vie Hokusaï était contraint de vendre ses estampes dans la rue pour survivre. Notons que ce n'était pas un solitaire, plutôt bon vivant, il eut aussi 5 enfants de 2 femmes différentes. Le peintre impressionniste Monet, émule de Hokusaï tout comme Manet, Degas, Van Gogh, Toulouse-Lautrec..., découvrit Hokusaï dans la boutique d'un épicier hollandais qui n'arrivait pas à emballer ses marchandises avec, en raison de la finesse du papier. A la fin du XIXème siècle l'art nippon rayonna fortement en Occident, imprégnant de nombreux artistes. Kyoshin, le biographe d'Hokusaï s'installera à Paris. On nommera cette influence le japonisme, qui donnera naissance à l'Art Nouveau avec notamment Emile Gallé, féru d'art "japonesque".
Pour en savoir plus : Hokusaï, collection Vie d'artiste, chez Gründ.
 

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mercredi 29 juin 2016

Les meilleurs avec Chroma Type 301 by F.A. Porsche !

Depuis 2002 le magazine britannique Restaurant publie "son" classement des 50 meilleurs restaurants du monde, World's 50 Best Restaurants. Cette année c'est Massimo Bottuma de l'Osteria Francescana à Modène qui occupe la première place (il fut deuxième l'an dernier). L'iconique Bottuma est un des chefs italiens les plus novateurs, représentatif d'une nouvelle génération, il est aussi un fervent adepte du couteau type 301 de Chroma ce qui lui vaut sa présence dans ces colonnes. 
Pour la petite histoire le guide est très controversé, il l'est plus encore en France où cette année il n'y a que 3 restaurants français parmi les 50 premiers - et encore le premier dans le classement est un chef argentin d'origine italienne. Ce n'est pas faire injure au chef italien (reconnu par le Michelin également qui lui attribue 3 étoiles dans son guide), mais cette liste n'a aucune légitimité. Sous l'impulsion du Quai d'Orsay las du french bashing, fut lancé "La Liste", palmarès des 1000 meilleures tables du monde où figurent 5 français parmi les 10 premiers. Mais combat-on ainsi le n'importe quoi ? Les deux classements étant l'un et l'autre marqués du sceau de la subjectivité, ce qu'on retient quant à nous, c'est que Chroma est toujours dans les bons coups.

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