mercredi 5 août 2009

Langue Japonaise II

Ce blog traitant aussi des articles régulièrement envoyés à nos clients au moyen de newsletters, retour sur celle de mars 2009 sur le thème de la langue japonaise. La langue des origines, qu'on suppose d'essence malayo-polynésienne, ne possédait pas d'expression écrite. Peu pratique, pour annoncer un évènement important, on louait les services d'un messager, "Kataribe". C'est un dénommé Wani venu de Corée vers le 3ème siècle après JC qui introduit les idéogrammes chinois sur l'archipel. Pour établir leur forme écrite, les Japonais, pragmatiques, choisirent les caractères chinois (kanjis) qui correspondaient le mieux aux sons de leur langue. Au fur et à mesure, ils établiront un syllabaire propre qui se greffera sur les 2000 kanjis originaux toujours utilisés de nos jours.
La langue japonaise nous semble un peu compliquée, se déclinant selon trois formules de politesse (selon le sexe, le rang et l'âge de son interlocuteur), les verbes n'ont pas de sujet, les noms ni genre ni nombre, mais permet donc beaucoup de subtilité et de poésie. Exemples :
Haiku Itamae Suminagashi : suminagashi est très évocateur, cela signifie « encre flottante », et provient d'une technique de damasquinage en forme d'auréoles où alternent couches verticales et horizontales. Kasumi signifie la brume se levant au-dessus des montagnes, autant de termes non cartésiens qui incitent à la méditation. Je pense qu'on peut le dire (ou les contradicteurs rectifieront), il y a une part de poésie dans tout produit japonais.

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