mercredi 23 septembre 2009

Symbolique du couteau

La symbolique du couteau est omniprésente au Japon. On dit que les samouraïs étaient enterrés avec leur sabre cassé en deux, mais c'est bien plus que cela. Au Japon, le bouddhisme a répandu la foi en un autre monde où les âmes des morts se purifient et se déifient. Lorsque survient un décès, on couche le corps, la tête vers le Nord (d'où le fait que les Japonais ne couchent jamais la tête vers le Nord de leur vivant) et on place un couteau à côté pour écarter les esprits malfaisants.

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Coutume japonaise : Tsukimi

"Plus que de l'aveugle
Du muet fait le malheur
La vue de la lune" (haïku de Kyoraï)
Ce haïku fait référence au fait que la lune est belle à voir, mais que si on ne peut pas exprimer ce qu'on ressent à sa vue, c'est triste.
Au pays du... soleil levant, l'astre référent n'est pas le soleil mais la lune, car le soleil ne peut pas se regarder. Les Japonais vouent un vrai culte à la lune. Certains soirs, il s'assoient à la belle étoile dans de confortables fauteuils alignés côte à côte afin d'admirer ensembles l'astre nocturne. Tsukimi, c'est la contemplation de la pleine lune, celle apparaissant au milieu du 9ème mois de l'année étant supposée être la plus belle. Outre les séances contemplatives organisées à ce moment, certaines maisons sont décorées avec des herbes d'eulalia et des boulettes de riz en offrande à l'astre lunaire. Nous ajouterons que :
"Parfois les nuages
Viennent reposer les gens
D'admirer la lune" (Kyoraï aussi)


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jeudi 17 septembre 2009

Les arts japonais - Suminagashi, Shodô et Ikebana


Le Japon est un pays ou les arts traditionnels sont nombreux. En voici trois exemples :
- Suminagashi, que l'on peut traduire par "encre flottante" et qui a donné son nom au damas de Haiku Itamae, est une forme de peinture. Le procédé est assez simple et permet de réaliser des papiers marbrés uniques. L'artiste dépose à la surface de l'eau de l'encre (sumi-e), qui ne se mélange pas à l'eau (comme le ferait de l'huile). Puis en soufflant dessus, il dessine les motifs. Enfin il pose à la surface de l'eau une feuille de papier qui va absorber l'encre en conservant les motifs qu'elle dessinait à la surface de l'eau.
- Shodô est l'art de la calligraphie. L'écriture japonaise est composée de Kanji et de Kana plus ou moins complexes. L'art de la calligraphie consiste à écrire à l'aide d'un pinceau et d'encre (sumi-e) de la manière la plus jolie possible ces caractères. Il faut pour cela impérativement respecter l'ordre de tracé des différents traits qui les composent, et avoir un coup de poignet souple et sûr afin de réaliser les courbes les plus harmonieuses possible.
- L'Ikebana ou ikenonô est l'art floral japonais. Signifie "l'art de faire vivre les fleurs", importé de Chine par les moines bouddhistes au VIIème siècle. Là où l'arrangement floral occidental favorise l'esthétisme des fleurs à travers leurs couleurs, leur abondance et leurs formes, l'Ikebana n'est pas à la recherche d'un esthétisme particulier, mais d'une symbolique autour du concept Terre-Homme-Ciel. Au départ, cet art était réservé aux hommes.

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mardi 15 septembre 2009

Couteau Japonais : termes techniques 2/2

Les différentes parties d'un couteau japonais classique, du type Haiku Pro. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

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lundi 14 septembre 2009

Couteau Japonais : termes techniques 1/2

ama-giré : coupe-douce, expression évoquant l'accord entre le tranchant redoutable et le confort d'utilisation que cela engendre
ha : lame
hasaki : le fil du couteau
hagane : acier
hawatari : longueur de lame
honba-zuke : aiguisage manuel par le maître
hontanren : forgé
honyaki : lame à trempe sélective
jigane : lame multi-couches
kasumi : textuellement brume, mot entré dans le langage commun pour toutes lames damassées dont le plus connu en couteaux de cuisine est justement la marque Kasumi distribuée par Chroma France
kataba : biseau
kireaji : tranchant
nakago : la soie
lirehaga : longévité du tranchant, la seule existence du mot prouve toute l'importance accordée
ryôba : tranchant des deux côtés
san-mai : (ou encore kasumi) lame triple couche comme Haiku Pro
suminagashi : damasquinage dont le dessin rappelle de l'encre flottante
togishi : maître-affûteur
tokujô : excellente qualité

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Les Gouttes de Dieu - Kami no Shizuku

On savait les Japonais amateurs de vins (en particuliers français), cette tendance s'est renforcée depuis 2005 avec l'apparition du manga "Les gouttes de Dieu". Ecrit sous le pseudonyme commun de Tadashi Agi par les deux frère et soeur Yuko et Shin Kibayashi, ce manga raconte l'histoire fictive d'un œnologue de réputation internationale, qui laisse à sa mort un défi à ses deux fils : identifier 12 vins correspondant chacun à un des douze apôtres et un treizième appelé "les gouttes de Dieu". Le premier qui réussira à résoudre cette énigme remportera son extraordinaire cave. Les deux fils sont totalement opposés tant par leur personnalité que par leur parcours. L'histoire nous place du côté de Kanzaki Shizuku, qui ne possède aucune connaissance particulière en vins, mais qui possède des sens du goût et de l'odorat très développés.
Si l'histoire est bien une fiction, en revanche tous les vins cités et décris dans l'ouvrage sont bel et bien des vins existants. Pour parvenir à faire ressentir au plus juste les impressions du héros dans sa découverte des vins, les deux auteurs se sont constitués petit à petit une véritable cave de 4000 bouteilles! Ce type de manga profite donc aux exportations de vins Français, puisque les producteurs ont enregistré une hausse des ventes au Japon de 130% la première année de distribution du manga.
Il existe également un autre manga qui aborde le thème du vin, dont l'intrigue est totalement différente, "Sommelier". A la suite de la sortie de ce manga et à la vue de l'engouement des japonaises pour le vin, un second est paru en version plus féminine :"Sommelière"

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vendredi 11 septembre 2009

Le Japon des centenaires

Pour la première fois, le nombre de Japonais centenaires a dépassé les 40.000 d'après une étude du Ministère de la Santé, dont près des 9/10èmes sont des femmes, une évolution de plus de 10 % d'une année sur l'autre. La japonaise la plus âgée (114 ans) vit sur l'île d'Okinawa réputée pour sa proportion anachronique de centenaires, elle est devenue la doyenne de l'humanité au moment même où sortait cette étude. On sait que cette longévité n'est pas génétique, on pense plutôt, comme dans le cas des Crétois en Europe, qu'elle a rapport avec l'alimentation.
Certains aliments de base contribuent à réduire les risques de cancers et de maladies cardio-vasculaires comme le riz omniprésent même en vinaigre, la sauce soja (à noter que les deux ne sont jamais mélangés), le miso (pâte de soja et de riz fermentée), les légumes verts blanchis, les poissons et tous les produits de la mer en passant par les huîtres (plutôt consommées cuites) et les algues.  A Okinawa même de nombreux rapports ont été faits sur un concombre riche en vitamine C, la goya. A noter que les Japonais se limitent à la portion prévue et ne prennent pas de rab' une fois rassasiés, évitent desserts sucrés et matières grasses, un comportement qui ne les suit pas en déplacement à l'étranger. Au Japon même, la nourriture à l'occidentale, yo-shoku, s'étend dangereusement.
Ceci dit, ce taux de centenaires cache un déséquilibre : celui de la pyramide des âges, le taux de fécondité des Japonaises est très inférieur aux Françaises et leur population a déjà commencé à baisser. Près d'1/4 de la population a plus de 60 ans. Afin d'encourager les familles, le Parti Démocrate nouvellement élu a promis une allocation de 26.000 yens par mois pour chaque enfant jusqu'à sa sortie du collège, cela représente en tout près de 30.000 € par enfant.

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mercredi 9 septembre 2009

Full Metal Alchemist - Hagane no renkinjutsushi

Full Metal Alchemist est un manga de Hiromu Arakawa de type Shōnen.
L'achimie est une science qui n'est maitrisée que par une poignée de personnes, qui consiste à modifier la matière selon sa volonté grâce à un cercle de transmutation. Cette science répond à des règles très précises qui ne peuvent être transgressées. Pour obtenir quelque chose, il est nécessaire de donner une autre chose équivalente (ce qui revient au principe de la chimie "rien ne se perd, tout se transforme"). Cependant l'alchimie à ses limites, définies par son tabou absolu qu'est la transmutation humaine.
C'est dans un décor rappelant l'Europe du XXéme siècle que l'histoire débute, alors que le jeune Edward Elric et de son petit frère Alphonse Elric, deux jeunes alchimistes, viennent de perdre leur mère. Désormais seuls, ils décident d'approfondir leur apprentissage de l'alchimie afin de trouver le moyen de ramener leur mère dans le monde des vivants. Alors qu'ils pensaient avoir trouvé, la transmutation qu'ils réalisèrent se révéla catastrophique. Edward perdi sa jambe gauche et Alphonse son corps entier. In extremis Edward pu sauver son frère en scellant son âme à une armure en sacrifiant son bras droit. Désormais, les frères Elric eurent pour seul objectif de récupérer leur coprs. Pour ce faire Edward, (équipé d'automails, sortes de bras et jambes mécaniques de substitution) passa l'examen d'Alchimiste d'état, un poste important qui lui permettrait de récolter rapidement des informations sur le seul moyen de parvenir à leur but : la pierre philosophale

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jeudi 3 septembre 2009

Le damas 2/2 : Tsugiri

Il faut encore préciser (voir article précédent sur le damas) qu'autrefois on disposait une couche d'argile réfractaire sur le dos de la lame avant de tremper la lame chauffée à blanc dans l'eau, de la sorte on durcissait le tranchant alors que le dos de la lame conservait sa souplesse. Cette opération se faisait toujours à l'aube du jour, dans le calme d'un nuit qui s'achève.
Du temps des samouraïs tous puissants, s'effectuaient alors des tests de coupe de sinistre mémoire, sur des plaques métalliques ou des bottes de paille de riz tressées et mouillées mais aussi sur des... cadavres empilés. Des condamnés à mort également et comble du réalisme, des passants qui n'auraient pas dû se trouver là à ce moment ("Tsugiri"). Les clients exigeaient de voir les armes immédiatement après, sans être essuyées, afin de juger de la qualité en observant des phénomènes tels que : l'adhérence des graisses, la coloration de l'acier au contact du sang, des os et des chairs, etc...

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Tosa, ville coutelière

Haiku Kurouchi est une gamme de couteaux de cuisine fabriqués à la main à Tosa, dans la préfecture de Kochi au sud du Japon. Contrairement à Seki ou aux autres villes coutelières réputées du japon, dont l'histoire remonte à la fabrication des sabres, Tosa à une longue histoire dans la fabrication de lames pour l'industrie forestière.
Durant l'ère Edo (à partir de 1600), le développement du Japon était orienté vers l'agriculture et la foresterie. C'est donc à cette époque que les forgerons de Tosa ont acquis leur réputation dans la fabrication de lames de grande solidité et au tranchant durable.
Bien qu'une certaine automatisation ait été introduite en remplaçant les marteaux manuels par des marteaux mécaniques, à Tosa les couteaux sont toujours fabriqués de la même manière qu'ils l'ont été ces 400 dernières années, par des forgerons extrêmement expérimentés qui utilisent des fours à charbons.
Les couteaux Haiku Kurouchi ont une lame en Yasuki aogami hagane No.2 (Acier bleu Yasuki n°2), fixée à un manche en bois de magnolia par une bague en acier. La lame est noire car elle n'a été polie qu'au niveau du fil, ce qui explique le nom de Kurouchi, qui signifie forgé noir.
Acheter un couteau Kurouchi sur le site Couteau-Japonais.fr


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Les couteaux japonais en Damas 1/2

Le damas est une technique particulière consistant à forger plusieurs couches les unes au-dessus des autres, alternant couches dures pour le tranchant et couches tendres pour conserver de la souplesse aux lames qui sans cela seraient trop cassantes. Son appellation vient du fait que les armées croisées redécouvrirent ces armes face aux armées islamistes "sur les chemins de Damas". Les Hindous furent les premiers à avoir réussi à forger des damas appelés "wootz", aujourd'hui ce sont les forgerons japonais les dépositaires de cette technique, ayant contribué à la développer pendant de nombreux siècles jusqu'à sa quintessence à l'abri des regards, sur leur île. On distingue aujourd'hui les damas industriels préforgés, dont le précurseur en couteaux de cuisine est la marque Kasumi (32 couches) des damas artisanaux où chaque couche est pliée manuellement au-dessus de l'autre, exemple avec la gamme Haiku Itamae. Pour révéler les différentes couches, on sable à l'acide. Il existe aussi des damas non sablés comme Haiku Pro, un 3 couches au noyau en acier Tamahagane. Il existe plusieurs sortes de damas, des plus simples en bandes rectilignes aux plus compliqués en bandes brisées ou ondulées, le damasquinage est d'autant plus beau que le dessin des diverses bandes est gros en même temps qu'entrelacé.

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