jeudi 23 décembre 2010

Joyeuses fêtes de fin d'année à tous

Alors que la neige reprend à nouveau son activité à deux jours de Noël, l'accalmie des achats, quant à elle, semble s'amorcer. Nous profitons de cette brève période de calme pour vous souhaiter à tous, chers amis lecteurs, d'excellentes fêtes de fin d'année. Nous espérons que vous trouverez au pied du sapin le couteau japonais de vos rêves ;)

Dès le mois de janvier, nous serons présents sur le salon SIRAH (à Lyon du 22 au 26 janvier 2011 : hall 8 F24). Nous y présenterons les nouveautés à venir pour 2011 et soutiendrons comme à notre habitude le candidat français. N'hésitez pas à nous rendre visite ;)

Enfin, pour ceux et celles qui ne nous lisaient pas encore l'année dernière, je vous invite à lire cet article de saison : fêtes de fin d'année au Japon

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mardi 14 décembre 2010

Changement d'adresse

Vous l'aurez peut-être remarqué, le blog a changé d'adresse ! Il est désormais accessible à l'adresse suivante : http://blog-couteau-japonais.chroma-france.com

N'oubliez donc pas de mettre à jour vos marques-pages, et si vous avez aimablement fait un lien vers ce blog depuis votre propre site, n'hésitez pas à le mettre également à jour =)

L'adresse du Flux RSS reste en revanche inchangée.

A bientôt pour de nouveaux billets.

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jeudi 2 décembre 2010

Indiscrétions guide Michelin Tokyo

Le célèbre guide rouge élargit dorénavant les villes de Yokohama et Kamakura à son offre Tokyo qui est sortie cette semaine, en sus du Kyoto - Osaka (auquel est associé Kobe, la patrie du wagyu). On y recense 312 établissements étoilés (266 restaurants et 46 hôtels) dont 14 avec la mention suprême (tous à Tokyo, laquelle  représente plus de 90 % du total). Rappelons qu'en France, ils sont 25 et dans le monde, 96 sur 26 guides = 23 pays. Tous les styles culinaires (soba, sukiyaki, sushi, teppanyaki et unagi, shojin ryori, izakaya, kushiage et yakitori) y figurent y compris pour la première fois bœuf, tonkatsu et oden. Pour la première fois, des restaurants de fugu et de tempura font partie des étoilés. Araki fait son entrée remarquée dans le très sélect club 3 étoiles après seulement 8 mois d'ouverture, ce qui va sans doute alimenter la polémique alors qu'en France il faut de longues années d'efforts pour arriver au firmament. C'est un signe que les sushis, dont c'est la spécialité de ce restaurant sont des mets complexes, on est d'autant plus frappé que ce restaurant ne propose que... 12 couverts. A notre avis un coup de pub qui va être difficile à gérer pour ce petit local au niveau réservations! Ils sont 73 % dans la sélection à proposer de la cuisine japonaise contre 67 % précédemment. A noter qu'un bon tiers des 312 élus annonce des menus de moins de 5000 yens, 45 € au cours d'aujourd'hui, un tel rapport qualité/prix doit être unique au monde. 

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mardi 23 novembre 2010

Le Japon - Kyôto (京都)

La tour de Kyôto
Kyôto est une ancienne capitale du Japon (de 794 à 1868) qui se trouve dans le Kansai, région très connue entre-autres pour ses spécialités culinaires et pour ses temples. Avec ses presque 1.5 million d'habitants qui en font la 6ème ville nippone, Kyôto a conservé d'avantage son âme traditionnelle que l'actuelle capitale Tôkyô. Les temples, les sanctuaires et châteaux ainsi que les quartiers traditionnels comme Gion (quartier historique des geisha) et les forêts montagneuses environnantes vous plongent dans un Japon zen et accueillant.
Kyôto est idéalement située. Non loin de la ville culturelle Nara grâce à l'excellent réseau ferré japonais, mais aussi des grandes villes portuaires d'Osaka et de Kobe avec lesquelles elle forme le Keihanshin, grande zone métropolitaine de presque 19 millions d'habitants.
En plus des merveilles architecturales, de la beauté des jardins en automne et au printemps, les plats gastronomiques et ingrédients typiques de la région font (en partie) la réputation culinaire du Japon. Faites un tour au Nishiki Market pour vous en convaincre. L'ambiance, les odeurs et les couleurs font croire à un autre univers. Point qui a particulièrement attiré notre attention il y a de nombreuses petites boutiques spécialisées dans la ville où vous trouverez : couteaux de cuisine et autres outils tranchants, baguettes artisanales ou parapluies traditionnels par exemple.

Vous pouvez retrouver dans les billets plus anciens (et surement aussi futurs) du blog, des articles relatifs à différents endroits de Kyôto ainsi qu'à ses coutumes.

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jeudi 18 novembre 2010

Beauté made in Seki

Un nouveau produit distribué en France bien dans l'esprit des manufactures de la capitale de la coutellerie. Les produits de la société Greenbell sise à Seki sont fabriqués selon les règles de l'art dans les meilleurs alliages. Les arêtes de coupe sont affûtées à la main (procédé d'affûtage toilage) puis finies avec du papier de verre d'après une méthode empirique, transmise depuis des générations. Découvrez quelques secrets de beauté japonais : coupe-ongles, pinces à épiler ou ciseaux, principalement pour manucure et pédicure. Au Japon, c'est la mode du sans-poil : manscaping ou épilation féminine afin de faciliter le maquillage (les femmes japonaises se blanchissant parfois le teint) font du pays le leader mondial de l'épilation et de l'ongle impeccable, souvent  décoré de motifs (les hommes aussi s'y font les ongles). Être présentable jusqu'au bout des doigts prend tout son sens sur le nouveau site web.



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mercredi 17 novembre 2010

Fushimi Inari - Sanctuaire à Kyôto

Dans le Kansai comme dans le reste du Japon, la chaleur de septembre est écrasante. Le bruit et le tumulte régnant en ville, qui est somme toute relative à l'agitation Tokyoïte, me font alors préférer la fraicheur et le calme des forêts montagneuses qui entourent Kyôto. Tout cela tombe à point nommé puisqu'à deux pas du centre de Kyôto, à la périphérie sud de la ville très exactement, se trouve le sanctuaire Fushimi Inari. Moins touristique que le château Nijô par exemple, ce sanctuaire dédié au culte du Kami Inari (Divinité du riz et du sake) est éparpillé sur plusieurs km² dans la forêt !
Les différents lieux de culte sont reliés par un chemin escarpé d'environ 4 kilomètres, bordé d'innombrables Torii rouges et noirs. Chaque Tori est planté tellement proche de son voisin que cela donne l'impression de traverser une arche, laissant apparaitre par les interstices des jeux de lumières d'une rare beauté. La taille des torii varie selon les zones, mais tous ont la même couleur et des inscriptions au dos en l'honneur du donateur qui a permis sa construction. A mi-chemin, une zone dégagée vous octroie une pause et laisse entrevoir le chemin déjà parcouru grâce à un joli panorama sur la ville. De très nombreuses sculptures de renards à l'effigie de la divinité parsèment le parcours.
A la fin de la promenade alors que la nuit commence à tomber et que les kilomètres de marche dans la montagne vous auront ouvert l'appétit, trouver un restaurant servant des okonomyaki est une excellente idée pour finir la journée.

Grands Torii à l'entrée du sanctuaire
Allée de Torii, en descendant
Chaque Torii à été peint à la main

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lundi 15 novembre 2010

Le Pont Shinkyo - Nikkô

Le soleil et la chaleur ne peuvent pas toujours être de la partie, c'était le cas ce jour là à Nikkô. Située au nord de Tôkyô à 700 mètres d'altitude, Nikkô est une ville où temples, parcs et sanctuaires sont légions. C'est aussi ici que l'on peut voir, enjambant la rivière Daiya, le pont Shinkyo qui est représentatif à lui seul des lieux mystiques et populaires du Japon. 
Construit durant l'époque Muromachi (1336 à 1573), il fût détruit par une inondation et reconstruit au début des années 1900. A l'origine et pendant longtemps, le pont était réservé aux Shoguns et messagers impériaux du Japon, qui étaient les seuls à avoir le droit de le fouler. Depuis quelques années maintenant il arrive que celui-ci soit ouvert au public, souvent en accès payant.
Long de 28 mètres, ses poutres transversales noires en harmonies avec les gardes-fous rouges laqués, le Shinkyo surplombe d'une dizaine de mètres la rivière sur un arrière plan boisé à pans de montagne. Même par temps pluvieux, le spectacle est magnifique.

Selon la légende, le pont Shinkyo est construit à l'endroit où le moine fondateur du premier temple Bouddhique de Nikkô ainsi que ses disciples ont traversé la rivière dont le courant était très fort, sur le dos de deux serpents géants envoyés par le dieu Jinja Daio.

Considéré comme l'un des plus beau pont du Japon, il est classé au patrimoine mondial de L'UNESCO depuis 1999.
Si la visite vous a donné froid, une chose reste à faire, profiter des onsens (bains chauds naturels) qui sont très nombreux dans cette région montagneuse.

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mardi 26 octobre 2010

La voie des dieux (shintô) : un article cultuel et culturel

Nous avons déjà parlé des "Voies" comme la Voie du guerrier ou la Voie du thé. Comprendre cette notion est  essentielle si on veut comprendre la religion et l'art de vivre japonais : contrairement aux Ecritures chrétiennes, les religions extrême-orientales ne se placent pas dans une logique d'adhésion au préalable (la foi dans le Christ nécessaire pour aller vers le royaume des cieux) mais dans celle d'une expérience et d'un cheminement intérieur pour éviter les écueils de l'existence. Les Voies pour aller vers le Bouddha peuvent dès lors être très diverses et ce qui différencie le Japon des autres peuples, c'est qu'elles ne sont pas cantonnées dans le domaine (sans jeu de mots...) pacifique. Les dô du guerrier par exemple : l'aïkidô qu'on peut aussi traduire par la "voie de l'union des souffles", le kendô ou "voie du sabre", le kyudô "voie de l'arc", le jûdô "voie de la souplesse" tous arts de la guerre reconvertis en sports en Occident, opérant une synthèse entre la pensée et l'action. Notons au passage que ce sont les moines Shaolin qui, dans une optique spirituelle, ont inventé le kung-fu. Ces voies ont comme fondement philosophique que pour neutraliser l'adversaire il faut déjà se maîtriser soi-même. Dans un sport de combat, il faut certes des muscles mais aussi une âme bien trempée, la pratique de la méditation zen, qui dans le sport devient concentration (zen est issu de chan en chinois qui veut dire la même chose), assurant le lien entre le  corps et l'âme. 
Le chadô quant à lui, la Voie du thé, est une spiritualité d'essence japonaise datant du XVIème siècle (le thé n'existait pas encore en Inde en ces temps). C'est un rite de communion comme le riz qui a engendré toute une mais contrairement à la religion chrétienne les bouddhistes ne sacralisent pas des éléments de la nature dans une Eucharistie hors de leur champ de compréhension ("ceci est mon corps et mon sang", traduction approximative de l'araméen envers le grec qui ne voulait sans doute pas dire cela). Le riz et le thé sont le pain et le vin symboles des chrétiens. le Vatican a longtemps refusé de célébrer la messe avec du riz et du thé qui fut assimilé à une nourriture profane. Difficulté d'une religion de quitter son aire culturelle qui s'est transformée en drame lorsque les Japonais ont au Moyen-Age mis à mort tous les missionnaires dont le prosélytisme choquait. Pour les adeptes du zen, le théier était un arbre sacré, né selon la légende des paupières de Bodhidharma qu'il avait coupés pour lutter contre la somnolence pendant sa méditation."Les voies du Seigneur sont impénétrables" disait Saint Paul...

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jeudi 7 octobre 2010

Musée Ghibli - Mitaka

Par une journée très ensoleillée de septembre, billets de réservation en poche, direction la petite ville de Mitaka, non loin de Tokyo pour visiter l'un des passages obligés lorsque l'on se rend au Japon et que l'on apprécie les mangas et films d'animation : le splendide musée Ghibli. 
Depuis la gare jusqu'au musée, notre chemin est parsemé de panneaux à l'effigie de Totoro, emblème de Ghibli, nous indiquant la direction et la distance nous séparant de notre lieu de pèlerinage. Quand enfin apparait devant nos yeux le portail d'entrée, puis le fameux Totoro derrière son comptoir déjà vu maintes fois en photo, la visite commence. Après les photos d'usage de l'ami Totoro, on se presse pour échanger la très laide feuille de réservation contre le joli billet dans lequel est fiché un morceau de pellicule d'un film Ghibli. Pour moi ce sera "Le château ambulant"... Pas si mal =).

On se presse ensuite à l'intérieur pour y découvrir un univers très Miyazaki, on se croirait presque dans l'un des film. La plus jolie salle est sans doute la première faite de trompes l'œil et jeux de lumière reprenant les personnages et décors de Ghibli. Des figurines rigides figées s'animent devant vos yeux, grâce à la magie du stroboscope, des films pellicules sont projetés de miroir en miroir pour atterrir juste là, sur ce minuscule écran. Autour de moi, petits et grands ont tous à nouveau 8 ans, s'émerveillant devant le spectacle. 
La suite de la visite montre plus en détail les procédés de fabrication des films Ghibli au travers d'aquarelles et de croquis originaux. Il est aussi possible de voir tout ce qui inspire les réalisateurs dans la conception de leurs œuvres : photos de paysages, maquettes de sous-marins, costumes d'époque. Quand la réalité alimente la fiction. D'autres mascottes siègent dans le musée, comme le Neko-basu géant (Chat bus) en peluche, coqueluche prise d'assaut par les enfants ou le robot taille réelle du château dans le ciel sur le toit du musée.
Dernière grande "attraction" du musée, le cinéma saturne qui diffuse des courts métrages réalisés au musée et en exclusivité pour le musée : autant dire du Ghibli inédit. Sur les six films qui peuvent être diffusés, le hasard (et surtout la date de votre visite) détermineront le film projeté. Ce jour là c'était "Mei to Koneko basu" ou "Mei et le chaton-bus". Suite, s'il doit en être une, du cultisme film mon voisin Totoro ("tonari no Totoro"). Le court métrage est plaisant à voir et ne nécessite pas une extrême compréhension du Japonais pour être appréhendé. Encore une fois, pas si mal, le film est plaisant bien qu'il s'adresse surement à un public plus jeune. Mais tout comme pour les grands classiques de Disney, les œuvres des Studios Ghibli n'ont pas de limite d'âge pour être appréciées.

Au final, si on n'y apprend pas tous les secrets de fabrication des films, le musée Ghibli de Mitaka est un régal pour les yeux et un moment de détente plus qu'agréable.

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lundi 4 octobre 2010

Nijo-jo, château à Kyoto

A la différence des châteaux forts, le Nijo-jo a plus des allures de palais. Il fût construit en 1603 sous les ordres du Shogun Tokugawa Ieyasu, alors que le Shogunat confortait son pouvoir vis-à-vis de l'empereur. Le château Nijo fût alors la résidence Kyotoïte des Shoguns, jusqu'en 1867, date à laquelle Yoshinobu Tokugawa rendit officiellement le pouvoir à la cour impériale qui s'y installa jusqu'en 1939. Depuis, le château appartient à la ville de Kyoto qui l'a ouvert au public.

A l'intérieur du mur d'enceinte fortifié entouré de douves se trouvent des parcs et des bâtiments étalés sur 275 000m². Parmi les nombreux bâtiments, deux sont particulièrement importants :

Le palais Ninomaru, construit sur 3300m² possède un gigantesque portail d'entrée et consiste en une succession de pièces, de plus en plus vastes et de plus en plus richement décorées. Les diverses salles pouvaient servir de "salles d'attente successives" pour les invités. Les appartements personnels du Shogun se trouvaient au bout du bâtiment. La caractéristique la plus remarquée de ce palais est son plancher "rossignol". Il est tout à fait impossible à quiconque le foule de ne pas le faire grincer d'un son très particulier. Ce système associé à la longueur des couloirs, permettait de détecter rapidement les intrus ainsi que les potentiels assassins avant qu'ils ne parviennent jusqu'au Shogun.

Le palais Honmaru, plus petit (1600m² tout de même) et possède son propre mur d'enceinte et ses douves. Le palais est composé d'appartements pour les invités, de salles de réception et de divertissement. De très nombreuses peintures ornent les murs et panneaux coulissants.

Les très jolis jardins avec leurs nombreux arbres fruitiers (cerisiers et pruniers principalement), leurs grands bassins arrangés et autres arbres taillés avec précision sont l'occasion d'une promenade relaxante au beau milieu de la ville de Kyoto.


Photo en haut à gauche : fortification du mur d'enceinte extérieur
Photo en bas : vue sur une partie du domaine, à droite le palais Ninomaru, à gauche le palais Honmaru
Voir également le plan du chateau

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lundi 30 août 2010

Petites vacances du Blog

Après un peu plus d'un an d'existence, le blog va prendre quelques semaines de vacances au Pays du Soleil Levant. L'occasion de se ressourcer et de trouver l'inspiration pour une nouvelle année d'articles riches en photos prises sur place. A très vite donc pour de nouveaux billets à notre retour du Japon (vers le mois d'octobre).

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mercredi 25 août 2010

Couteaux japonais et design

Le design est une donnée relativement nouvelle au Japon. Jusqu'aux années 1980, leur design était anonyme à la façon des couteaux Haiku Chroma, fabriqués d'après des canons esthétiques très anciens. Et ce dans de nombreux domaines. Les produits design ne naissaient que dans les design center des grandes entreprises du secteur automobile et conformément à la structure de la société nippone, chacun devait mettre ses compétences au service de l'entreprise, donc l'individu ne pouvait se démarquer. Il n'était pas concevable non plus qu'un apport extérieur vienne troubler ce travail d'équipe. Le dénommé Komin Yamada fut le premier designer extérieur à  collaborer avec une coutellerie en 1985, une révolution au pays du soleil levant. En dehors du couteau se feront remarquer dans les années 1960 Isamu Noguchi, (1904-1988), un sculpteur paysagiste nippo-américain et Shiro Kuramata (1934-1991), sans doute le premier designer japonais dans le vrai sens du terme. A partir des années 1980 quelques designers perceront doucement mais cela commence tout juste à entrer dans les mœurs. Début des années 2000 la société Chroma en collaboration avec le studio de design allemand F.A. Porsche réussit à donner un nouvel élan au couteau japonais avec le couteau Type 301, conciliant les impératifs ergonomiques et techniques modernes avec les racines de la culture coutelière extrême-orientale. Depuis lors, particuliers et professionnels ne cessent de donner une réalité commerciale à cet extra-terrestre de la coutellerie asiatique qui n'a pas pris une ride en 10 ans.

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vendredi 20 août 2010

Les couteaux japonais et l'éthique de la perfection

Pour compléter l'article Nigenkokuho, rajoutons qu'au Japon la perfection relève autant de la qualité de l'objet que du parcours ayant mené à sa réalisation. Dans un environnement naturel marqué par l'instabilité (séismes, typhons) qui a fortement imprégné leur inconscient collectif, la continuité avec le passé repose sur les techniques et les matériaux employés. La certification Uchi Hamono est dans le droit fil de ce phénomène qui leur fait reconstruire le sanctuaire d'Ise tous les 1/4 de siècle depuis 690 après Jésus-Christ au moyen des mêmes matériaux et techniques qu'à l'origine. Aucun savoir-faire ne doit se perdre au pays du soleil levant.
Pour un produit d'héritage comme les couteaux, le respect des critères de fabrication permet aux matériaux de s'imprégner de la nature humaine de l'artisan et artiste (il n'existe pas de distinction rigide entre l'art et l'artisanat au Japon). Dans le passé, le sabre de samouraï travaillé à façon avait pour but d'en faire l'esprit même de la dignité et du courage de celui qui l'emploie. Aujourd'hui encore on dit qu'un couteau japonais est un morceau d'âme de son utilisateur qui y met sa grâce et dextérité. Les techniques de forge d'aujourd'hui entrent toujours dans cette logique, une quasi religiosité influence de l'éthique taoïste sur la perfection technique. Sans compter le potentiel émotionnel et parfois même poétique dont les fabricants locaux imprègnent leurs produits.

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mercredi 18 août 2010

Daimonji Gozan Okuribi - Kyoto - 16 août

Situé directement après la fin de l'O-bon*, le Daimonji Gozan Okuribi festival est l'un des matsuri les plus connus et appréciés de Kyoto et même du Japon. De gigantesques Kanji** et autres motifs dessinés par des torches enflammées apparaissent à la tombée du jour sur chacune des montagnes entourant Kyoto.
Les esprits conviés dans le monde des vivants lors de l'O-bon sont priés de repartir dans celui des morts par les portails qu'ouvrent les inscriptions de feu. 

Chacune des formes a une signification et une position particulière, qui restent les mêmes chaque année : dai ("grand"), myo et ho (qui forment "merveilleux dharma", référence à l'enseignement de bouddha), et les formes d'un bateau et d'un torii (sorte de portail de temple). Le premier Kanji, "dai", mesure 80 mètres de haut et les deux suivants 180m et 160m de large !

* Fête honorant l'esprit des ancêtres que nous avons déjà évoqué dans l'article Awa Odori
** Caractères Chinois repris dans l'écriture japonaise

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mercredi 11 août 2010

Awa Odori - Tokushima - du 12 au 15 août

Awa Odori signifie "danse d'Awa", et désigne les danses originaires de la région d'Awa destinées à accueillir le retour annuel de l'esprit des ancêtres parmi les vivants. Le Awa Odori matsuri semble avoir également lieu en d'autres lieux et dates que celui de Tokushima mais celui-ci reste sans doute le plus intéressant. Il donne l'occasion d'assister aux représentations de danses traditionnelles japonaises probablement les plus variées et comptant le plus de danseurs de tout le pays. Au total, plus de 100 000 personnes en habits traditionnels et réparties en 900 groupes dansent dans la rue aux sons des shamisens, flûtes et autres tambours. On distingue deux grands styles différents entre les hommes, dont les mouvements sont dynamiques et pleins d'énergie, et les femmes plus dans la grâce et l'élégance. Il est à noter que le festival tombe pendant O-Bon (13 au 15 août dans le Kansai), qui est une fête religieuse bouddhiste qui honore l'esprit des ancêtres.

Une petite vidéo d'extraits :


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mardi 3 août 2010

Okinawa

Présentation générale
Okinawa est à la fois le nom de l'île d'Okinawa (Okinawa shima), mais aussi celui de la 47ème préfecture japonaise qui l'englobe, Okinawa-Ken. La préfecture d'Okinawa-Ken comprend en plus de l'île principale d'Okinawa, l'ensemble des îles de l'archipel Ryukyu. S'étalant sur 1000 kilomètres de large par 400 de haut et positionné entre Taiwan et les grandes îles principales du Japon, l'archipel Ryukyu se compose de 161 îles dont seulement 44 sont habitées. Les Kanji formant Okinawa (沖縄) signifient littéralement "corde du large".

Climat et nature
Situé sur la même latitude que les destinations touristiques bien connues pour leurs plages et lagons (Hawaï, les Bahamas...), l'île d'Okinawa bénéficie d'un climat subtropical dont les températures moyennes hivernales sont de 16°C. La végétation y est luxuriante toute l'année grâce à des températures chaudes constantes et des averses fréquentes. Comme pour le reste du Japon, la saison des Typhons a lieu à la fin de l'été.
La nature végétale et animale y est très variée et respectée. On y trouve des espèces rares comme le Noguchigera (Pivert d'Okinawa), le Yambaru Kuina (Râle d'Okinawa) ou encore le chat sauvage d'Iriomote, que l'on ne trouve que sur l'île d'Iriomote, au sud d'Okinawa. Dans la mer, d'autres trésors sont visibles tels que les poissons tropicaux et récifs de coraux.

Histoire et culture
Les premières traces d'habitations humaines sur les îles du nord de l'archipel de Ryukyu remontent à 4000 ans. Il semble apparent que les premiers à avoir colonisé ces îles venaient de Kyushu (une des îles principales du Japon).
Au XIème siècle, les châteaux commencèrent à apparaître sur l'île d'Okinawa, résultante des rivalités naissantes entre les différents petits souverains émergents. A la fin du XIIème siècle, l'un de ces petits souverains mit en place la première dynastie de l'île, la dynastie Shunt. Les dynasties vont alors se succéder sur l'île, jusqu'en 1879 où la préfecture d'Okinawa fût mise en place et dirigée par des gouverneurs venus de Tokyo. A la fin de la seconde guerre mondiale, l'île a été dirigée par l'armée américaine pendant 27 ans. Si, aujourd'hui, le Japon a retrouvé officiellement sa souveraineté sur l'île, l'armée américaine en occupe encore cependant près de 20 % du territoire. 
Okinawa bénéficie d'une riche culture et d'un patrimoine impressionnant. Châteaux, vestiges de la seconde guerre mondiale, dialecte propre à l'archipel... Les îles Kyuryu ont vu leurs relations s'accroitre avec la Chine dès 1372, ce qui a assuré aux îles une prospérité culturelle et politique. Mais ce qui est probablement le plus connu de cette île, c'est son espérance de vie en bonne santé incroyablement haute, qui bat tous les records. Cadre de vie mais aussi alimentation particulièrement saine sont les ingrédients de cette recette de jouvence. 

Bien que la popularité de l'île s'accroisse à travers le monde (grâce à des films comme Kill Bill ou des mangas comme Blood+ par exemple), elle reste encore relativement peu touristique par rapport à d'autres îles tropicales. A coup sûr un endroit à voir et où se reposer.


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jeudi 29 juillet 2010

Hanabi festival - Gifu & Tokyo

Introduits par les portugais au XVIéme siècle, les feux d'artifices sont depuis devenus partie intégrante de la culture japonaise. Comme toujours, les japonais sont très perfectionnistes, c'est pourquoi les feux d'artifices japonais sont parmi les plus réputés au monde.
Où que vous soyez au Japon en été, vous pouvez être sur de pouvoir assister à des feux d'artifices (Hanabi en Japonais, traduisible littéralement par fleurs de feu) lancés à l'occasion de certains matsuri. Le dernier samedi de juillet et le premier d'août, c'est à Gifu, non loin de la ville coutelière de Seki, que sont tirés les probablement plus jolis feux d'artifices du Pays. Celui de Tokyo, appelé Hanabi taikai a lui aussi lieu le dernier samedi de juillet. Je vous laisse admirer les photos ci-dessous :


Photos de Wikipedia, factsanddetails et japonfestivals

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lundi 26 juillet 2010

Ningenkokuho : les trésors culturels vivants

Les "biens ethnologiques immatériaux" sont une particularité japonaise. Sortis tout droit d'une loi de 1950 sur le patrimoine culturel (bunkazai) ayant pour objectif la sauvegarde de tout ce qui a trait à l'histoire, à la nature et à la culture du pays, on compte près de 100 artisans locaux dont le nom figure à côté de plus de 13.000 objets, monuments ou sites classés et bizarrement c'est le Ministère de l’Éducation nationale qui, depuis l'origine, a la main sur les désignations et non celui de la culture. Si donc vous partez au Japon, vous aurez peut-être la chance de rencontrer un "trésor culturel vivant", personne particulièrement douée dans son art. Généralement, les produits que le Japon considère comme morceau de son patrimoine sont siglés et numérotés comme c'est le cas avec les couteaux artisanaux Haiku Pro et Haiku Itamae de la société Chroma (sigle Uchi Hamono). Celle-ci présente aussi dans son catalogue quelques rares pièces d'un ancien fleuron de la coutellerie de Sakaï malheureusement décédé il y a 20 ans, Maître Okishiba. Ses lames (avec sa signature si particulière, une ligne d'horizon avec le soleil levant sur le mont Fuji) les moins chères valent entre 20.000 et 50.000 € pièce et prennent chaque année plus de valeur. Mais la culture n'a pas de prix.

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lundi 19 juillet 2010

Soma-Nomaoi - Préfecture de Fukushima - du 22 au 25 juillet

Vieux de plus de 1000 ans le festival Soma-Nomaoi serait issus des entrainements militaires à cheval auxquels se livraient en secrets des samurai de la région. Au fil des jours du Festival se succèdent les représentations équestres de professionnels, recréant complétement l'ambiance de ces cessions d'entraînement. Tout y est, les samurai sont en armure, portent casque, katana (sabre) et kakemono (sorte de drapeau).

Parmi les moments forts du festival, on retrouve
- Le Koshiki Kacchu Keiba, une course d'un kilomètre dans laquelle s'affrontent des cavaliers en tenue intégrale de samurai
- Le Shinki Sodatsusen, où plusieurs centaines de samurai à cheval tentent d'obtenir les 40 étendards de sanctuaires, le tout à la lueur de feux d'artifices !
- Le rituel Nomagake, pendant lequel des hommes doivent capturer à main nue des chevaux.
D'autres spectacles moins impressionnants sont également visibles. Comme dans une majorité des festivals japonais, il s'agit de processions et de défilés, dont ici le thème central est le cheval.

Ce festival est classé comme étant un bien de culture populaire immatériel du Japon, ce qui signifie qu'aux yeux de l'état japonais il est établi dans la vie quotidienne japonaise depuis tellement longtemps qu'il est devenu indispensable à la compréhension de son évolution. Un peu à l'image du patrimoine historique vivant que représentent certains maîtres couteliers fabriquant nos couteaux artisanaux

Vidéo du rituel de Nomagake :


Photographie : www.japonfestival.com

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jeudi 8 juillet 2010

L'île de Shikoku à l'honneur - Ryoma Sakamoto

Actuellement sur la chaîne de télévision publique NHK on peut voir jusqu'en novembre 2010 la série Ryomaden, un Taïga drama (nom donné par la chaîne aux drames historiques) situé à la fin de l'époque Edo. Le héros de la série, Ryoma Sakamoto, né dans le fief de Tosa sur l'île de Shikoku en 1836, est un personnage-clé de l'entrée du Japon féodal dans le monde moderne. Son père était le samouraï de Tosa. A l'âge de 28 ans, il s'échappe et quitte le carcan familial sans permission, devenant un rônin. Kaishu Katsu, amiral de la marine japonaise célèbre homme d'état du shogunat Tokugawa, le prend sous son aile. Il dira de lui plus tard que "c'est un grand homme, sinon le plus grand du Japon". Ryoma réussit à réconcilier les clans ennemis de Satsuma (de nos jours préfecture de Kagoshima) et de Choshu (aujourd'hui Yamaguchi) dans une alliance en vue de renverser le pouvoir shogunal en place. En 1867, il lance un programme politique en 8 points (Senchu Hasaku) pour la modernisation de l'Etat japonais. Et en octobre de la même année, avec l'aide d'autres natifs de Tosa, il participe à la révolution qui mènera au nouveau pouvoir impérial Meiji, l'année d'après. Malheureusement, il n'aura pas le temps de voir le fruit de ses efforts car il meurt assassiné, à Kyoto, le 15 novembre 1867. La vie de Ryoma nourrit de nombreux scénarios de mangas. C'est de Tosa que proviennent les couteaux Haiku Kurouchi. La région fait face à une grave crise économique et ces couteaux sont emblématiques d'une faible industrialisation mais d'une longue tradition de forge depuis plus de 400 ans.

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mercredi 7 juillet 2010

Tanabata et O-bon

Ce sont les deux traditions majeures de juillet, l'une teintée de romantisme et l'autre relative au culte des morts. 
Tanabata, le "festival des étoiles", se déroule chaque année le 7ème jour du 7ème mois, donc le 7 juillet, depuis l'an 755. C'est un des 5 festivals (gosekku) traditionnels japonais. Selon une coutume chinoise, on y célèbre les retrouvailles d'Altaïr (constellation du bouvier) et de Véga (de la lyre), deux amants cosmiques qui utilisent la Voie lactée pour se rejoindre une fois l'an. Cette célébration est l'occasion de nombreuses réjouissances associées à des rites shintô d'abstinence et d'ablution. Les jeunes filles décorent les maisons avec des hampes en bambou surmontées de lampions en papiers de couleur sur lesquels sont accrochés des bandes de papier avec des poèmes d'amour.
Du 13 au 15 juillet, c'est le O-bon. On fait des offrandes qui doivent permettre aux esprits des morts de rester en paix dans le monde où ils demeurent. Le bouddhisme a répandu la foi en un autre monde, sorte de purgatoire  où les âmes des morts se purifient et se déifient. Longtemps, les Japonais ont cru que l'âme d'un célibataire, des enfants avant 7 ans ou des morts par accident, reposaient dans un autre monde où ils ne trouveraient pas le repos.

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mercredi 30 juin 2010

Hakata Gion Yamakasa - A Fukuoka - du 1er au 15 Juillet


Attirant chaque année près d'un million visiteurs, ce festival vieux de plus de 700 ans ayant pour thème les "chars" est réputé pour être amusant et spectaculaire à voir, en particulier le dernier jour. Si spectacle il y a, c'est parce qu'il ne s'agit pas d'un simple défilé de chars mais plutôt d'une course, menée à toute allure dans les rues de la ville par ses habitants masculins.
Dès le premier jour, des chars décorés de guerriers ou de personnages de manga fabriqués par des maitres marionnettistes de Hakata sont exposés dans les coins de chaque rue de la ville. Ces chars sont appelés Kazariyama.
A partir du 10, les chars pour la course commencent à faire leur apparition dans la rue lors des séances de préparation et d'entrainement des équipes qui vont les porter sur leurs épaules. Ces chars, appelées les Kakiyama, sont très imposants et pèsent plus d'une tonne ! 
Le 15, l'effervescence dans la ville est à son sommet, la course peut débuter. Très tôt, à 4h59, le premier char s'élance à tombeau ouvert sur 5 kilomètres, qui seront avalés en environ 1/2h par chaque équipe ; puis les 6 autres suivent toutes les 5 minutes. Le but premier pour les participants étant de montrer leur force et leur courage. Chaque équipe est composée de personnes vivant dans le même quartier de la ville, vêtues aux couleurs de celui-ci, menant ainsi une petite compétition avec les quartiers voisins. A noter que la difficulté de l'épreuve est encore accentuée par les femmes qui, depuis le bord de la route, arrosent les participants. Une demi-heure plus tard, tout le monde est arrivé. Les participants fêtent dans leur quartier leur participation, la foule va se restaurer dans les petites boutiques montées pour l'occasion et à 7h, le festival se termine... La vie de tous les jours peut ainsi reprendre son court à Fukuoka.

Image : Wikipedia

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lundi 21 juin 2010

Au tour des baleines

Après le thon, on rediscute à présent les quotas de pêche des baleines, à Agadir au Maroc. Trois pays sont concernés par cette chasse : la Norvège, l'Islande et le Japon (2/3 des baleines pêchées l'an dernier) en plus d'une petite économie de subsistance en Alaska, au Groenland et en Sibérie. Depuis 1986, un moratoire est en vigueur qui protège les différentes espèces mais le Japon fait pression pour le lever au moins partiellement. C'est le seul pays où il y a un marché, principalement dans les régions du nord et de l'ouest du pays, du sushi au burger en passant par le bacon ou les brochettes de baleine, pratiquement rien n'est jeté. Le Japon a sa liste des restaurants servant ces mets et contrairement aux sushis de thon rouge, cette spécialité marginale n'est localisée  que sur l'archipel nippon. L'opinion publique japonaise en majorité soutient la chasse mais il est intéressant de constater que les jeunes générations et en particulier les femmes de moins de 30 ans, se détournent de cette consommation en raison de la cruauté des captures régulièrement portées à leur connaissance par Greenpeace et autres ONG. Voyons si pour une fois les instances internationales arriveront à se mettre d'accord.

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jeudi 17 juin 2010

Festivals autour du Riz

Le riz est l'aliment de base numéro un au Japon, il est donc compréhensible que sa culture soit ritualisée et que de nombreux matsuri lui soient consacrés. Le mois de juin étant la période de plantation, de très nombreux festivals d'origine shinto ont donc lieu à cette occasion afin de s'assurer une récolte abondante. Entre autres festivals, on remarque particulièrement :

Otaue Shinji - 14 juin de chaque année à Osaka
Tous les ans des centaines de personnes se rendent au sanctuaire Sumiyoshi pour y célébrer la plantation annuelle du riz. L'animation principale de ce matsuri est la plantation du riz par des femmes, habillées en costumes traditionnels, aux sons et rythmes de musiques, chants et danses non pas moins traditionnels.  C'est également l'occasion de voir des petites parades de costumes traditionnels (kimono, armures de samurai...) et de s'imprégner de la culture traditionnelle shinto du Japon.

Chagu-Chagu Umakko - mi-juin à Morioka
Tous les ans a également lieu ce festival qui célèbre la fin de la saison de plantation du Riz, toujours dans le but de s'assurer la protection divine pour une récolte abondante. Ici, il est question d'un périple de 15 kilomètres pour une centaine de chevaux à travers Morioka, en reliant les temples de Sozen à Hachiman. Les chevaux portent des étoffes bariolées ainsi que des cloches qui tintent à chacun de leurs pas, d'où le nom du festival : umakko signifiant cheval et chagu-chagu étant l'onomatopée japonaise du son de cloche. Lors de ce festival, on a également droit à un Yabusame qui est un concours d'archerie à cheval.

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lundi 14 juin 2010

Le Japon et la coupe du monde FIFA

Au Japon, les sports les plus appréciés sont le Sumo, judo et autres sports d'arts martiaux qui sont les sports traditionnels, le base-ball qui a été introduit par les américains et plus récemment le football, sport émergeant dans le pays ces dernières années. Il faut dire que depuis la première participation du pays pour la phase finale de la coupe du monde FIFA en 1998, ils n'en ont plus manqué une seule. Bien que manquant encore de qualité pour rivaliser avec les plus grandes équipes internationales, la sélection japonaise à tout de même réussi à s'illustrer tout particulièrement à domicile en 2002 en atteignant les huitièmes de finale. L'engouement des Japonais pour ce sport a, à ce moment là, emporté tout le pays.
Cette année, l'équipe japonaise s'est qualifiée très facilement pour la phase finale en Afrique du Sud, mais a déçu ensuite lors de ses matchs de préparation puisqu'elle n'en a pas remporté un seul. Pleine de doutes suite à ces contre-performances, l'équipe saura-t-elle faire face à leurs adversaires de poule : le Cameroun, le Danemark et les Pays-Bas ? Début de réponse cet après-midi à 16 heures, heure de Paris avec le match opposant les Samurai Bleus aux Lions Indomptables (Japon-Cameroun)

Retrouvez encore plus d'infos, photos et résultats sur l'équipe de foot du Japon sur le site de la FIFA

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lundi 7 juin 2010

J-Musique : Le Shamisen - Yoshida Brothers

Le Shamisen est un instrument de musique japonaise traditionnelle de la même famille que le luth. Il est composé d'un caisson en bois sur lequel est fixée une peau ainsi que d'un long manche parcouru par trois cordes. Pour jouer du Shamisen, il faut utiliser un plectre particulier. Véritablement implanté au Japon à partir du XVIème siècle, il sert à accompagner les chants et les répliques du théâtre kabuki. C'est également l'instrument employé par les geisha lors de leurs prestations (nous reviendrons sur ces dernières prochainement). Il a été inventé dans la ville de Sakaï dont sont originaires certaines de nos séries de couteaux.
Aujourd'hui, la musique traditionnelle, bien que présente, a perdu l'intérêt du jeune public à la faveur des styles plus modernes (Voir l'article sur le J-Rock). Cependant certains arrivent à se démarquer du lot en proposant une musique composée avec en premier plan des shamisen sur fond de musique moderne (Percutions, Guitare électrique, synthétiseur...). Le groupe japonais Yoshida Brothers, composé comme son nom l'indique de deux frères, produit cette musique à la fois rythmée et atypique qui est ma foi très agréable à écouter. Le son de l'instrument principal ressort particulièrement bien et ne ressemble à rien de connu en Europe. Un autre groupe très apprécié est Américain : God of Shamisen.

Je vous invite à visionner ces quelques vidéos pour vous rendre compte de ce qu'est le son du shamisen, associé à d'autres instruments plus modernes :

Yoshida Brothers, Rising :


Kevin Kmetz leader de God of Shamisen - Mozart au Shamisen :

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jeudi 3 juin 2010

Couteaux japonais : formes de lames

"Point de bonne cuisine sans bon couteau" dit-on au Japon, mais quelles formes de lames préconisez-vous nous demande-t-on souvent en retour en France ? Il faut discerner les authentiques (wa hocho) des couteaux modernes "western style" (yo hocho).
Les authentiques : Santoku (sorte de couteau Chef à lame courte, 17 à 18 cm, mais plus haute) ou Nagiri (bout carré) pour légumes et Sashimis ou Yanagibas (c'est la même chose) longs et effilés à un seul tranchant pour droitiers ou gauchers, à spécifier. Ces couteaux ont un dos concave qui crée un vide d'air, particulièrement efficace quand on coupe des produits amidonnés comme le riz qui collent aux lames. Variantes : l'Usuba, un Nagiri à un seul tranchant et le Takoshi, un Sashimi sans pointe.
Il n'y a pas de tout-terrain chez les Japonais hormis peut-être le Deba, couteau lourd servant à couper les têtes et nageoires des poissons, puis à les écailler. Vous trouverez plus d'explications ici :

Ensuite viennent les hybrides, couteaux à montage traditionnel mais émouture occidentale comme la gamme Haiku en partie et les tous modernes Gyuto (couteaux Chefs de 20 cm) qui existent dans toutes les variantes. Pour plus d'information visitez les FAQ de Chroma France :
La longueur de lame est un choix personnel, mais il y a quand même une grande différence entre un Santoku à lame courte et un couteau Chef. Chez les Santokus et Nagiris, le talon est posé en premier sur la planche au contraire des couteaux Chef où c'est la pointe. Un détail qui a toute son importance, ces derniers génèrent des ondes de vibration si on les utilise pour émincer des légumes qui peuvent s'avérer à la longue responsables de troubles musculo-squelettiques. Évitez aussi les sashimis trop longs si vous n'en avez pas l'habitude, là c'est le haut de l'épaule qui va encaisser le choc. Enfin, mais c'est un avis personnel, en Occident on utilise beaucoup trop souvent le couteau office alors qu'on ferait mieux d'employer des universels de 12-15 cm ou carrément des Santokus. A proscrire dans tous les cas : les couteaux à talons, mais les Japonais n'en fabriquent pas, les leurs sont toujours aiguisés jusqu'au bout.

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Masahiro, la beauté à l'état pur

Il suffit aujourd'hui de feuilleter un catalogue de décoration pour constater que l'esthétique japonaise y est omniprésente, à travers des objets sans artifices, pensés par rapport à leur fonction et réduits à leur forme la plus simple. C'est le cas du couteau Masahiro MBS26 dont nous avons déjà parlé, un extra-terrestre parmi les couteaux japonais. Régulièrement encensé lors des tests comparatifs, c'est le produit zen par excellence, sans fioritures, une beauté simple dont les formes très étudiées nous saisissent et nous laissent cois comme un magnifique coucher de soleil. Son secret réside dans une approche originale en quatre points
- la sélection d'un acier dont très peu de quantités sont produites chaque année,
- un traitement cryogénique avec des trempes et des refroidissements successifs,
- un côté droit légèrement asymétrique, biseauté pour faciliter la séparation des fibres, mais pas trop, technique qui nous vient des outils à bois (voir ci-dessous back bevel),
- des manches en matériau composite anti-bactérien (test : diriger une lampe UV sur le manche, celui-ci  véhicule bien moins de bactéries qu'un manche traditionnel). Distribution : Chroma France. La contemplation est belle et l'expérience de découpe incomparable.


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mardi 1 juin 2010

Cowboy Bebop

Plus connu en tant qu'animé que manga, Cowboy Bebop appartient au type "Seinen". Ce style est destiné à un public plus adulte que le "Shonen" (voir Naruto, One piece par exemple). La série composée de 26 épisodes captivants nous transporte en 2071, dans le vaisseau de deux chasseurs de primes toujours fauchés, Spike et Jet.

Aux alentours des années 2020, l'Homme a réussi à créer des portails lui permettant de voyager très rapidement d'une planète du système solaire à une autre. La technologie étant encore mal maitrisée à cette époque, elle causa un incident majeur lorsqu'un des portails à proximité de la lune terrestre explosa. La déflagration violente brisa en morceaux une partie de la lune, qui retombe depuis à la surface de la Terre sous forme de météores, rendant la surface de la planète inhabitable et causant la mort de beaucoup de personnes. La technologie permettant de rendre habitable les autres planètes du système solaire étant à la portée des humains, une grande partie des survivants se mit alors à coloniser Mars, Vénus et des lunes de Jupiter et Saturne (les autres décidant de vivre sous la surface de la Terre). A l'instar de la conquête de l'ouest américain, celle de l'espace mit hors de portée des forces de police les criminels. Le système de primes de récompense pour leur arrestation fût remis au goût du jour, et donc par la même le métier de chasseur de primes.
L'équipage du vaisseau "Bebop", au départ composé de deux membres s'agrandira très vite pour se composer de Spike, un ancien membre d'une organisation criminelle ; Jet, un ancien flic ; Faye, une joueuse invétérée, Ed, une pirate informatique et de Ein, un chien "intelligent". Si la plupart des épisodes sont l'occasion pour notre équipage de chasser une nouvelle prime, ils permettent aussi de développer leur histoire personnelle. L'intrigue en trame de fond est très prenante, et chaque épisode rythmé par une musique Jazzy allie à la perfection action, humour et drame.

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mercredi 26 mai 2010

Hyaku-en shoppu - Tout à 100 Yens !

Pour le centième article du blog, hé oui déjà, le sujet sera en accord avec ce nombre 100 : Les Hyaku-en Shoppu, ou magasins à 100 Yens. Lancés à la fin de la période de prospérité d'après guerre, ces magasins sont comme des petits supermarchés de proximité qui seraient en permanences en "foire à l'euro". A quelques exceptions près tous les articles sont vendus à 100 Yens ; des produits d'hygiène à la nourriture en passant par les fournitures diverses !
Pour s'accorder au mode de vie des japonais qui mangent plus souvent à l'extérieur que chez eux, ces boutiques souvent situées en ville sont ouvertes sur de grandes plages horaires à la manière des Konbini. Les clients font ainsi leurs deux trois emplettes quotidiennes le soir sur le chemin du retour du bureau ou une fois chez eux.
A noter que le concept original de 100 Yens a un peu perdu son sens depuis que la loi japonaise d'avril 2004 impose aux vendeurs d'afficher le prix TTC et non HT... La taxe étant de 5%, le prix affiché est de 105 Yens.
Pour concurrencer ces magasins, d'autres existent sous l'appellation Shop99 (comprenez Magasin à 99 Yens)

A noter qu'aujourd'hui, 100 Yens valent 0.91 Euros

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Musique japonaise - J-Rock : Yui

Musique japonaise?

Le thème de la musique japonaise n'a pas encore été abordé sur ce blog, l'erreur sera réparée ici. Si lorsque l'on parle de musique japonaise, on a tous à l'esprit le style un peu zen des Shakuhachi (flûtes japonaises), ou celui souvent plus énergique des Shamisen (sorte de banjo à trois cordes, très utilisé par les geisha) et des Taiko (tambours), on en oublie souvent que le pays possède bien d'autres styles musicaux. Donc, outre la musique traditionnelle japonaise on rencontre des styles très variés :
- Le J-Rock/J-Pop et R&B, très inspirés de leurs origines américaines et anglaises
- Le Visual Kei, qui est un genre de Rock, mais dont l'aspect visuel dégagé par les groupes est aussi important que la musique
- Le Classique, avec des très nombreux compositeurs japonais très célèbres dans l'univers du 7ème art (Kenji Kawai par exemple)

Yui
Nous reviendrons naturellement sur la musique plus traditionnelle du pays, commençons par une artiste J-Rock qui est très populaire sur l'archipel, et qui prête sa voix à de nombreux openings et endings d'animés (génériques d'ouverture et de fin). L'animé est une institution au Japon, et pour un chanteur ou un groupe, en composer les génériques est une grande source de notoriété. Avec son style à la Avril Lavigne, Yui est l'une de ces artistes, elle a notamment écrit et enregistré "Rolling star" et "Life" pour l'animé "Bleach" et "Again" pour l'animé "Full Metal Alchemist Brotherhood"

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mardi 25 mai 2010

Naruto

Avec One Piece, c'est LE Manga des années 2000 qui rencontre un franc succès à travers le monde : Naruto.

Dans le monde de notre héros Uzumaki Naruto, chacune des grandes nations possède un village caché qui assure la formation des shinobi, des guerriers ninja dont la puissance reflète celle du pays tout entier. Après la "grande guerre ninja", alors que la paix semble s'être installée entre les différents pays, le village caché de Konoha se fait attaquer par le puissant démon Kyuubi, renard à neuf queues. Pour protéger le village de la menace, le 4ème Hokage* sacrifie sa vie et scelle le démon à l'intérieur d'un nouveau né : Naruto.

Douze années plus tard, on retrouve Naruto sous les traits d'un gamin turbulent et très médiocre dans son apprentissage de Ninja, mais dont le seul but est de devenir Hokage du Village. Sous ses airs joyeux et farceur, il est en réalité un orphelin très seul et rejeté par l'ensemble de la communauté de Konoha, effrayée par le démon qui est en lui. Devenir Hokage est ainsi pour lui le but à atteindre pour qu'enfin tous reconnaissent son existence et sa valeur, et ne plus être seul. En raconter d'avantage serait déjà trop en dire tellement l'histoire du manga démarre rapidement.

L'un des points forts du manga est la diversité et le nombre des personnages, qui créent des situations parfois inattendues. Si le fond de l'histoire reste la base du Shônen (amitié, dépassement de soi...), la forme, elle, est des plus attrayante. Ici, le héros n'est pas toujours le plus fort, il ne réussit pas toujours ce qu'il entreprend, les méchants gagnent parfois, des personnages importants meurent... Le moins que l'on puisse dire c'est que les rebondissements sont nombreux. La "suite" du manga Naruto intitulée "Naruto Shippuden" est plus adulte et sombre, l'histoire se déroulant quelques années plus tard.

*Hokage est le titre donné au plus puissant et sage ninja, c'est lui qui dirige le village

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mercredi 19 mai 2010

Mythologie japonaise (4) - Tsukiyomi

Un peu moins emblématique que Amaterasu et Susanoo dont nous avons déjà parlé, il reste à évoquer le dernier des trois plus importantes divinités issues d'Izanagi : Tukiyomi. Kami de la lune, de la nuit et du temps, il a pour fonction de réguler le temps qui passe et les saisons et de par sa représentation astrale, d'éclairer la nuit. Contrairement à son frère Susanoo, il est représenté sous la forme d'un bel homme aux traits doux et à l'esprit protecteur, et il vit tout comme sa sœur dans le royaume des cieux.

Le soleil a rendez-vous avec la lune?

Le fait que Tsukiyomi, kami de la lune et sa sœur Amaterasu, kami du soleil ne se rencontrent jamais dans notre ciel trouve son explication dans cette légente shinto :
Lorsque Tsukiyomi a été envoyé par Amaterasu en tant qu'émissaire chez Ukemochi la déesse de la nourriture, il apprit que l'apriori luxueux repas qui lui était servit provenait de la bouche de la dite déesse. Pour punir Ukemochi de lui avoir donné quelque chose d'aussi répugnant à manger il la tua. Cet acte meurtrier mis dans une telle colère Amaterasu qu'elle décida de ne plus voir son frère, et ainsi elle partagea en alternance avec lui sa présence au royaume des cieux. Le cycle du jour et de la nuit fût ainsi créé.

Finissons par un Haiku de Ihara Saikaku :
Certains villages
Ne connaissent ni dorades ni fleurs,
Mais tous jouissent de la lune ce soir.

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lundi 17 mai 2010

Shunki Reitaisai - Festival à Nikko 17-18 mai

Si vous aimez les costumes traditionnels japonais et plus particulièrement les armures des samurai, vous devez vous rendre au Shunki Reitaisai, ou "Grand festival du printemps" qui a lieu tous les ans en mai, au sanctuaire Nikko Toshogu, dans la ville de Nikko. C'est pour reproduire la procession qui a eu lieu lors du transfert de la tombe du fondateur du Shogunat Tokugawa (Tokugawa Ieyasu) qu'un millier d'hommes revêtissent des armures de samurai et marchent depuis Otabisho vers le sanctuaire Toshogu.
Avant de voir passer cette petite armée, vous pourrez voir défiler trois petits sanctuaires qui transportent les esprits de trois Shoguns, accompagnés de prêtres à cheval. Le 17 a également lieu une démonstration d'archers à cheval, appelée Yabusame.
Un autre festival du même genre a lieu en octobre, mais d'envergure bien plus petite que celui-ci.


Photographie : Ambasia

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vendredi 14 mai 2010

Acier carbone

On parle souvent dans nos colonnes des différences entre couteaux japonais et occidentaux, un des éléments les plus importants étant la teneur en carbone des aciers respectifs. Le carbone, c'est de l'hélium reconstitué d'origine extra-terrestre d'avant la formation de notre système solaire, il proviendrait d'une géante rouge qui aurait explosée. C'est un élément du manteau terrestre, et même 18 % du corps humain. Le graphite que nous avons dans nos crayons est le carbone le plus tendre, le diamant, treillis soudé d'atomes de carbone identiques à ceux du graphite, le plus dur. Le carbone se transforme en diamant à 1500° C. 
La teneur en carbone dans l'acier a une influence considérable. Plus il y en a, plus il est dur, donc tranchant et aussi moins malléable donc difficile à fabriquer. Or en Occident, les fabricants d'acier ne commercialisent plus de petites coulées pour les aciers de coutellerie, restant dans des proportions faibles (au maximum 0,5 % de carbone), tandis qu'au Japon on démarre dans cette catégorie. On distingue les aciers hypoeutectoïdes (< 0,8 % de carbone) et hypereutectoïdes (entre 0,8 et 2,1 %), le compromis idéal se situant entre 0,8 et 1,2 % maximum car au-delà le couteau devient trop difficile à aiguiser. Il est nécessaire aussi "d'habiller" les lames  fortement carburées d'un manteau protecteur afin d'éviter qu'elles ne deviennent trop fragiles aux chocs.
Quelques exemples : 
Type 301 Design by F.A. Porsche 0,7 % (car cette série doit contenir des lames flexibles genre filet de sole)
Haiku à la limite du point eutectoïde, compromis entre résistance aux chocs et dureté
Masahiro 0,9 %
Kasumi, Zen-Sation, Haiku Damas, Haiku Pro 1,0 %
Il va de soi que plus on monte, meilleure est la productivité en cuisine. Là où un particulier pourra se contenter de 0,5 %, le professionnel nécessitera d'aller plus loin au risque de passer son temps à aiguiser ses couteaux. Dans certains cas (couteaux artisanaux Haiku Itamae), les fabricants Japonais réalisent un treillis semblable à la structure d'un diamant en alignant les fils dans deux sens différents.

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mardi 11 mai 2010

La population Japonaise


Le Japon, comptant aujourd'hui environ 127 millions d'habitants, risque de voire sa population s'abaisser à 95 millions d'ici 2050 si le rythme actuel des naissances/décès se maintient. La cause de cette baisse est le taux de natalité très faible et en constante baisse depuis 1970. Les raisons de cette baisse démographique sont nombreuses et toutes en corrélation. Depuis les années 70, le nombre de femmes ayant une carrière professionnelle est devenu très important. Dans un pays où les employés et ouvriers sont totalement dévoués à leur emploi, l'arrivée d'une grossesse pour une femme marque dans 70% des cas l'arrêt total de sa carrière. Les femmes ne voulant plus céder leur carrière professionnelle au profit d'une vie de femme au foyer, reculent de plus en plus tard l'âge auquel elles souhaitent avoir des enfants. Outre ce problème, le mari passe beaucoup de temps au travail et dans les transports (les mégalopoles Japonaises sont tellement vastes que les traverser prend plusieurs heures) ce qui l'empêchera souvent de participer aux tâches ménagères et à l'éducation des enfants. On estime qu'au Japon un trentenaire sur cinq passe plus de 60 heures par semaine au travail.
Pour remédier à ce problème majeur, le gouvernement Japonais tente de faire changer les mentalités en apportant de nouvelles allocation familiales, des congés parentaux plus importants à la naissance de l'enfant. Si beaucoup de sociétés ne sont pas prêtes à favoriser le départ en congés maternité de leurs employées, d'autres commencent à se rendre compte de l'état catastrophique de la démographie de leur pays et favorisent leurs employés à rentrer plus tôt chez eux. C'est le cas de la plus grande banque du pays, Mitsubishi, qui a déjà encouragé ses employés à passer plus de temps en famille.

Photographie : Alain Serratrice

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lundi 10 mai 2010

Couteaux japonais au Bocuse d'Or

Le Bocuse d'Or, un sujet qui nous tient particulièrement à cœur, un petit écart à la ligne éditoriale habituelle "100% Japon"... Quoique...

Qu'est-ce que le Bocuse d'Or?
Il s'agit d'une compétition culinaire fondée par le grand chef cuisiner français Paul Bocuse devenue le championnat du monde de cuisine  par excellence et se déroulant à Lyon, capitale de la gastronomie française, tous les deux ans. Cette compétition voit s'affronter des jeunes chefs internationaux qui ont su passer leurs sélections nationales et continentales.

Le rapport avec les couteaux japonais?
Tous les ans, la base de l'équipement  des grands compétiteurs des challenges gastronomiques est le couteau japonais. Aussi, les vainqueurs des trois dernières éditions cuisinaient avec :
En 2005 Serge Vieira (France) avec Haiku, en 2007 Fabrice Desvignes (France) également avec Haiku et en 2009 Geir Skeie (Norvège) avec Mac. Il en va encore de même au Bocuse d'Or Europe 2010.
En juin 2010 pour la pré-sélection européenne, de nombreux candidats vont utiliser des couteaux japonais. Parmi eux figurent :
- l'Allemand Ludwig Heer avec Haiku Kurouchi (photo ci-dessus)
- le Suisse Franck Giovannini, déjà Bocuse de bronze 2007, avec Type 301
- le Finlandais, le Belge et l'Autrichien avec Haiku Damas
- le Français Jérôme Jaegle avec Haiku

Et les Japonais?
Si aucun Japonais n'a encore remporté ce concours, ils n'en sont pas moins qualifiés à chaque fois et progressent régulièrement dans les classements (8ème en 2009). Ces performances démontrent à ceux qui en doutaient encore que le Japon est une grande nation culinaire. Après tout, Tokyo est bien la ville la plus étoilée au monde. Ils sont souvent très bons dans leur domaine de prédilection, le poisson mais... pêchent encore au niveau du plat de viande.

Parenthèse - Sponsoring de l'équipe de France
La préparation à ce concours coûte extrêmement cher aux candidats. Afin d'aider l'équipe française, Chroma France a sorti une édition limitée de Haiku logotée "Jérôme JAEGLE TEAM France", dont les bénéfices leurs seront directement reversés. Acheter un de ces couteaux, c'est s'acheter un beau couteau, reconnu dans le milieu pro, tout en soutenant l'équipe de France. Alors n'hésitez pas, vous pouvez les trouver en suivant le lien => Haiku Team France !

Retrouvez toutes les informations et news relatives au Bocuse d'Or sur le site saga Bocuse d'Or

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mardi 4 mai 2010

Kanda Matsuri - Festival à Tokyo

Le Kanda Matsuri fait partie des trois plus importants festivals shinto de la ville de Tokyo (les deux autres étant Sanja Matsuri et Sannō Matsuri). C'est pour célébrer la victoire décisive de Ieyasu Tokugawa* lors de la bataille de Sekigahara** que ce festival a été créé. Pendant toute la période durant laquelle le Shogunat Tokugawa  a été en place, ce festival en affichait toute la prospérité, mais servait aussi à honorer les kami du Temple de Kanda. C'est dans ce temple très important pour les guerriers de l'époque Edo que venait se recueillir le Shogun Tokugawa.

Aujourd'hui, le festival est différent, le shogunat Tokugawa n'existant plus. Seuls l'honneur rendu aux kami ainsi que le lieu principal du déroulement aux abords du temple Kanda sont conservés. Lors de la parade principale, de très nombreux "Palanquins divins", appelés Mikoshi, défilent, accompagnés de musiciens et de danseurs. Dans le défilé, on peut apercevoir de très jolis costumes traditionnels de l'époque Edo, notamment des armures de guerriers (cf photo de l'article - Plus de photo de David Roland ici)

*Il fût l'un des trois grand unificateurs du Japon de la fin de l'époque Sengoku (1600)
**Cette bataille a été un tournant important dans l'histoire du Japon, puisque qu'elle marque le début du Shogunat Tokugawa et de l'époque Edo.

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Tango no sekku

Le 5 mai c'est la fête des garçons, on souhaite aux jeunes garçons une croissance saine et la réussite dans leur future carrière. On réalise pour cela des décorations traditionnelles faites de banderoles de tissu en forme de carpes, hissées au bout d'une hampe, et des poupées à l'effigie de guerriers. N'en déplaise à ceux qui sont nés ce jour-là, dans l'ancien temps le 5ème jour du 5ème mois était considéré comme particulièrement néfaste. C'est pourquoi Tango no sekku fut aussi établi comme jour annuel d'observance des rituels de purification, pour se laver de ses souillures. Le Japon est plein de telles superstitions qui remontent à la nuit des temps, femmes nées dans l'année du "cheval de feu" (qui revient tous les 60 ans, la prochaine en 2016) auxquelles on prédit qu'ils tueront leur mari (ce qui fait que ces années-là on constate une diminution des naissances, les parents craignant de mettre au monde une fille qu'ils ne pourraient marier...), le nombre de traits contenus dans le nom et le prénom des enfants censé influencer leur avenir, certaines années  supposées néfastes (3, 5 et 7 ans chez les enfants), la 25ème, 42ème et 61ème chez les adultes mâles et la 19ème, 33ème et 49ème année pour les femmes (Yakudoshi), etc...  

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lundi 3 mai 2010

Lames noires entre tradition et modernité

Chroma France arrondi sa gamme à revêtement anti-adhérent Black Fusou avec 2 nouvelles références, office 10 cm et Santoku 17 cm (ci-contre). L'allure et la silhouette générale (Sugata) ont été remaniées pour permettre l'application à chaud du revêtement sur toute la surface avant rivetage du manche et c'est ainsi que les deux couteaux bénéficient d'un talon arrondi  à la jonction de la lame afin d'accueillir confortablement la main. Mac saku takumi no wazo, fabriqués à la main avec beaucoup de soin par Mac pour Chroma France. Attention, il existe des traitements thermiques différents qui ne sont pas tous aussi qualitatifs que le Fusou, évitez notamment tout ce qui revendique l'appellation Teflon qui n'est adaptée.
Dans un autre registre, nouvel arrivage de Haiku Kurouchi. Contraste absolu avec Black Fusou puisqu'il s'agit ici de lames brutes en acier Yasuki blue steel forgées à la main et non dépolies sans adjonction de chrome ou de molybdène/vanadium pour les rendre inoxydables. Kuro signifie noir et Uchi martelé - ou forgé. Ne pas confondre Haiku Kurouchi qui est une marque déposée et dont le produit répond à un cahier des charges très strict (on trouve des bruts de forge à tous les prix mais parfois d'une qualité douteuse et sans service après-vente localisé en France), avec d'autres Kuro-Uchi.

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mardi 27 avril 2010

Le bonze Myoe, 1er mangaka ?

Au XIIème siècle vivait le bonze Myoe brillant intellectuel et grand voyageur (c'est lui qui ramena la culture du thé au Japon). Il est sans doute le premier mangaka, bien avant Hokusaï. De son oeuvre ne restent que 12 rouleaux de dessins où il donna libre cours à son talent de dessinateur dans une satire des moeurs de la cour, raillant les grands seigneurs en les caricaturant sous forme d'animaux pour éviter la censure impériale. On remarque au passage la similitude avec La Fontaine, qui avait utilisé le même système pour sa critique sociale de la France du XVIIIème siècle. On dit de Myoe qu'il était d'une grande beauté. Très courtisé par les femmes, mais ayant fait voeu de chasteté, il décida un matin de se couper l'oreille gauche pour s'enlaidir à jamais. Le temple de Kozanji dans lequel il vivait est aujourd'hui bien national dans la région de Shimonoseki mais il a été rebâti et n'est plus dans l'état initial.

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Couteaux sécurité

Certaines femmes ont une peur instinctive du couteau. Mais même s'il n'y a pas historiquement de sushi-women au Japon, ménagères et enfants ne sont pas absents des réflexions de certains fabricants. Les consommateurs ne se doutent pas toujours que plus un couteau est tranchant, moins ils ont de chances de se couper, ne serait-ce que parce qu'on n'est pas obligé de forcer et que l'on tient le couteau éloigné de la main qui ne coupe pas. Des couteaux sécuritaires en aciers japonais sont proposés en France, les couteaux Captain Cook. Ils se singularisent par un bord arrondi et un manche adapté aux petites mains, mais pas d'acier bas de gamme. Anecdote : saviez-vous que c'est Richelieu qui introduisit la mode des couteaux de table à bords arrondis ? En effet, agacé par les convives se curant les dents avec leur poignard il en parraina l'invention au début du XVIIème siècle.    

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lundi 26 avril 2010

Kenshin le Vagabond

Shonen samouraï des années 1990 en 28 volumes, ce manga a ceci de particulier qu'il a séduit les deux publics, masculins et féminins, les adolescentes étant conquises par le charme et le courage du héros. Il conte l'histoire d'un jeune descendant de samouraï sans attache de l'ère Meiji (1878) au passé d'assassin qui vit dans le souvenir de ses ancêtres guerriers de l'ère Edo sur les traces desquels il va se lancer avec une jeune fille sauvée d'une agression en pleine rue. Le héros est reconnaissable à la cicatrice qu'il porte à sa joue qui n'est pas sans rappeler un autre défenseur des faibles, Albator, la star de l'Animé éponyme des années 1980. Caractéristique qu'on retrouve souvent dans les mangas japonais, ses grands yeux au regard profond qui donnent une attitude romantique au personnage. L'auteur, Nobuhiro Watsuki, décrit la difficulté de l'ancienne classe guerrière de s'adapter aux nouvelles règles de l'ère Meiji. Les scènes de combat sont parfois sanglantes mais l'auteur apporte aussi une dimension poétique à Kenshin, qui doit apprendre à maîtriser ses instincts dans une sorte de quête expiatoire face à ses mauvais démons.

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vendredi 23 avril 2010

Bushido : Le code d'honneur des samouraïs

Article basé sur "Bushido, l'âme du Japon", 1905, de Inazo Nitobe, livre qui a marqué son époque, mettant en parallèle cet esprit de chevalerie qui a forgé le caractère du Japon, avec les enseignements des prophètes chrétiens ou musulmans et des philosophes grecs comme Platon. "Bu" signifie l'ensemble des techniques martiales, "Shi" le guerrier et "Dô" la voie, littéralement la Voie du guerrier. Le bushido (on écrit en minuscule, le terme étant entré comme nom commun dans la langue française), code moral de la caste militaire des samouraïs, imprègne encore aujourd'hui la mentalité nippone. Il se fonde sur sept sentiments moraux : la loyauté, l'honnêteté, la droiture et le courage sans lesquels aucun véritable engagement, aucun esprit de service voire de sacrifice ne peut voir le jour, et la bienveillance, la sincérité et l'honneur. Il n'est fondé sur aucune doctrine, appuyé par aucune obligation juridique, il est d'inspiration zen  (Nitobe : "le zen amène le sens d'un calme abandon aux voies du destin, de la soumission tranquille à l'inévitable"), confucianiste (l'intellect n'est rien sans la conscience) et shintoïste (sentiment national, respect de la mémoire des ancêtres). 
Plusieurs grands principes rejoignent les grandes pensées occidentales :
- il y a plus de courage à passer pour lâche en refusant de se lancer dans une bataille que l'on juge illégitime qu'à passer pour brave en y mourant
- le souverain de droit divin est redevable devant le Ciel, de la bienveillance avec laquelle il traite ou ne traite pas son peuple, etc...
Mais le bushido a été dévoyé à la fin du XIXème siècle lorsque le gouvernement japonais confia les rênes de l'armée et des grandes entreprises (les zaïbatsus, grands conglomérats industriels) aux descendants des samouraïs. Ceux-ci organisèrent leurs entreprises selon les valeurs du bushido, menant à un impérialisme militaire et économique qui culminera en 1945 comme base spirituelle des kamikazes. De nos jours, il a retrouvé ses valeurs originelles pacifiques, le bushido imprègne des aspects quotidiens aussi divers que la consommation alimentaire des Japonais (manger avec modération), du comportement (courtoisie et forte exigence de politesse dans toutes les strates de la société) ou de la poésie (qui apprend l'attention et le respect). Le sens de l'engagement appuyé sur l'honneur dans le milieu du travail en est aussi une survivance,  la collectivité et la famille primant sur l'individu. A noter au XXIème siècle, cette opposition d'une partie de la jeunesse japonaise à ce qu'ils considèrent comme un carcan (le travestissement cosplay en est devenu un des moyens d'expression). Le mangaka Yoshito Usui remet en question certains des us et coutumes régentant la vie quotidienne dans Shin Chan, sorte de Simpson ou de Titeuf local. 

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