jeudi 29 juillet 2010

Hanabi festival - Gifu & Tokyo

Introduits par les portugais au XVIéme siècle, les feux d'artifices sont depuis devenus partie intégrante de la culture japonaise. Comme toujours, les japonais sont très perfectionnistes, c'est pourquoi les feux d'artifices japonais sont parmi les plus réputés au monde.
Où que vous soyez au Japon en été, vous pouvez être sur de pouvoir assister à des feux d'artifices (Hanabi en Japonais, traduisible littéralement par fleurs de feu) lancés à l'occasion de certains matsuri. Le dernier samedi de juillet et le premier d'août, c'est à Gifu, non loin de la ville coutelière de Seki, que sont tirés les probablement plus jolis feux d'artifices du Pays. Celui de Tokyo, appelé Hanabi taikai a lui aussi lieu le dernier samedi de juillet. Je vous laisse admirer les photos ci-dessous :


Photos de Wikipedia, factsanddetails et japonfestivals

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lundi 26 juillet 2010

Ningenkokuho : les trésors culturels vivants

Les "biens ethnologiques immatériaux" sont une particularité japonaise. Sortis tout droit d'une loi de 1950 sur le patrimoine culturel (bunkazai) ayant pour objectif la sauvegarde de tout ce qui a trait à l'histoire, à la nature et à la culture du pays, on compte près de 100 artisans locaux dont le nom figure à côté de plus de 13.000 objets, monuments ou sites classés et bizarrement c'est le Ministère de l'Education nationale qui depuis l'origine à la main sur les désignations et non celui de la culture. Si donc vous partez au Japon, vous aurez peut-être la chance de rencontrer un "trésor culturel vivant", personne particulièrement douée dans son art. Généralement les produits que le Japon considère comme morceau de son patrimoine sont siglés et numérotés comme c'est le cas avec les couteaux artisanaux Haiku Pro et Haiku Itamae de la société Chroma (sigle Uchi Hamono). Celle-ci présente aussi dans son catalogue quelques rares pièces d'un ancien fleuron de la coutellerie de Sakaï malheureusement décédé il y a 20 ans, Maître Okishiba. Ses lames (avec sa signature si particulière, une ligne d'horizon avec le soleil levant sur le mont Fuji) les moins chères valent entre 20.000 et 50.000 € pièce et prennent chaque année plus de valeur. Mais la culture n'a pas de prix.

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lundi 19 juillet 2010

Soma-Nomaoi - Préfecture de Fukushima - du 22 au 25 juillet

Vieux de plus de 1000 ans le festival Soma-Nomaoi serait issus des entrainements militaires à cheval auxquels se livraient en secrets des samurai de la région. Au fil des jours du Festival se succèdent les représentations équestres de professionnels, recréant complétement l'ambiance de ces cessions d'entraînement. Tout y est, les samurai sont en armure, portent casque, katana (sabre) et kakemono (sorte de drapeau).

Parmi les moments forts du festival, on retrouve
- Le Koshiki Kacchu Keiba, une course d'un kilomètre dans laquelle s'affrontent des cavaliers en tenue intégrale de samurai
- Le Shinki Sodatsusen, où plusieurs centaines de samurai à cheval tentent d'obtenir les 40 étendards de sanctuaires, le tout à la lueur de feux d'artifices !
- Le rituel Nomagake, pendant lequel des hommes doivent capturer à main nue des chevaux.
D'autres spectacles moins impressionnants sont également visible. Comme dans une majorité des festivals japonais il s'agit de processions te de défilés, dont ici le thème central est le cheval.

Ce festival est classé comme étant un bien de culture populaire immatériel du Japon, ce qui signifie qu'aux yeux de l'état japonais il est établi dans la vie quotidienne japonaise depuis tellement longtemps qu'il est devenu indispensable à la compréhension de son évolution. Un peu à l'image du patrimoine historique vivant que représentent certains maîtres couteliers fabriquant nos couteaux artisanaux

Vidéo du rituel de Nomagake :


Photographie : www.japonfestival.com

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jeudi 8 juillet 2010

L'île de Shikoku à l'honneur - Ryoma Sakamoto

Actuellement sur la chaîne de télévision publique NHK on peut voir jusqu'en novembre 2010 la série Ryomaden, un Taïga drama (nom donné par la chaîne aux drames historiques) situé à la fin de l'époque Edo. Le héros de la série, Ryoma Sakamoto, né dans le fief de Tosa sur l'île de Shikoku en 1836, est un personnage-clé de l'entrée du Japon féodal dans le monde moderne. Son père était le samouraï de Tosa. A l'âge de 28 ans, il s'échappe et quitte le carcan familial sans permission, devenant un rônin. Kaishu Katsu, amiral de la marine japonaise célèbre homme d'état du shogunat Tokugawa, le prend sous son aile, il dira de lui plus tard que "c'est un grand homme, sinon le plus grand du Japon". Ryoma réussit à réconcilier les clans ennemis de Satsuma (de nos jours préfecture de Kagoshima) et de Choshu (aujourd'hui Yamaguchi) dans une alliance en vue de renverser le pouvoir shogunal en place. En 1867, il lance un programme politique en 8 points (Senchu Hasaku) pour la modernisation de l'Etat japonais. Et en octobre de la même année, avec l'aide d'autres natifs de Tosa, il participe à la révolution qui mènera au nouveau pouvoir impérial Meiji, l'année d'après. Malheureusement il n'aura pas le temps de voir le fruit de ses efforts car il meurt assassiné, à Kyoto, le 15 novembre 1867. La vie de Ryoma nourrit de nombreux scénarios de mangas. C'est de Tosa que proviennent les couteaux Haiku Kurouchi. La région fait face à une grave crise économique et ces couteaux sont emblématiques d'une faible industrialisation mais d'une longue tradition de forge depuis plus de 400 ans.

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mercredi 7 juillet 2010

Tanabata et O-bon

Ce sont les deux traditions majeures de juillet, l'une teintée de romantisme et l'autre relative au culte des morts. 
Tanabata, le "festival des étoiles" se déroule chaque année le 7ème jour du 7ème mois, donc le 7 juillet, depuis l'an 755. C'est un des 5 festivals (gosekku) traditionnels japonais. Selon une coutume chinoise on y célèbre les retrouvailles d'Altaïr (constellation du bouvier) et de Véga (de la lyre), deux amants cosmiques qui utilisent la Voie lactée pour se rejoindre une fois l'an. Cette célébration est l'occasion de nombreuses réjouissances associées à des rites shintô d'abstinence et d'ablution. Les jeunes filles décorent les maisons avec des hampes en bambou surmontées de lampions en papiers de couleur sur lesquels sont accrochés des bandes de papier avec des poèmes d'amour.
Du 13 au 15 juillet, c'est le O-bon. On fait des offrandes qui doivent permettre aux esprits des morts de rester en paix dans le monde où ils demeurent. Le bouddhisme a répandu la foi en un autre monde, sorte de purgatoire  où les âmes des morts se purifient et se déifient. Longtemps les Japonais ont cru que l'âme d'un célibataire, des enfants avant 7 ans ou des morts par accident, reposaient dans un autre monde où ils ne trouveraient pas le repos.

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