lundi 24 octobre 2011

Vaisselle traditionnelle japonaise

© Sucre Glace
Alors bien sûr, on vient d'apprendre que Japon est désormais plus étoilé (restaurants 3 étoiles au Michelin) que la France, ce qui en fait le pays dont le rayonnement gastronomique est le plus puissant au monde.
Mais au quotidien tout simplement on retrouve dans le repas au Japon cette esthétique multi-sensorielle particulière qui séduit la vue avant de satisfaire le palais. "La cuisine japonaise, a-t-on pu dire, n’est pas chose qui se mange, mais chose qui se regarde..." nous dit l'écrivain  Junichiro Tanizaki


Contrairement au repas " à la française" codifié autour d'un schéma linéaire, le repas japonais peut se composer d'une succession de petits plats de saveurs, couleurs , textures et températures variées.
Le cuisinier opère comme un chef d'orchestre qui commence par imaginer le déroulement d'un repas comme un tout dont les différents éléments devront tous être en harmonie visuelle et gustative.

Aussi la conception du repas commence-t-elle souvent par le choix des assiettes et nombreux petits bols qui vont servir à présenter et mettre en valeur les mets préparés, mettant en évidence leur totale complémentarité aux couteaux.

© Sucre Glace
Dans sa version ludique, ce sont les bentôs qui illustrent bien ce principe car la boîte qui contient est presque aussi importante pour le plaisir du repas que son contenu!

Cette recherche de beauté dans la simplicité, typiquement japonaise, se traduit bien dans l'artisanat de vaisselle japonaise. Le travail du grès épais est typiquement propice à la mise en valeur des textures, des couleurs brutes et du travail du design avant toute chose.

Pour mieux mettre en valeur la finesse des préparation culinaires?

Retrouvez de belles pièces de vaisselle en grès venue du Japon chez Sucre Glace, qui a eu l'amabilité de nous éclairer sur l’importance du choix de la vaisselle en cuisine japonaise.
 

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jeudi 20 octobre 2011

Tempura - 天ぷら

© Chroma
Le tempura n'est pas une création purement japonaise mais une adaptation des beignets portugais. Comme d'autres recettes abordées sur ce blog, la pâte à tempura s'accorde parfaitement avec de très nombreux autres aliments et peut donc être employée avec des légumes et produits de la mer très variés. A vous de choisir à quoi seront vos tempura. Varier les aliments à mettre dans vos beignets permet de choisir des produits de saison sans jamais sans jamais s'en lasser.

Pour 2 assiettes telles que présentées sur la photo, il vous faut :

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jeudi 13 octobre 2011

L'importance de la pierre à aiguiser

© Chroma
Nous ne le dirons jamais assez, le bon entretien d'une lame passe irrémédiablement par l'aiguisage, peu importe la qualité et la dureté du matériau dans lequel elle est produite. Conserver un couteau tranchant comme au premier jour, voir encore plus, rend son plaisir d'utilisation sans cesse renouvelé et évitera bien des désagréments ; moins le couteau coupe, plus il est nécessaire d'appuyer fort sur la lame augmentant d'autant le risque de faux mouvement, de blessure et de casse de la lame.

Choisir un couteau japonais c'est également en respecter la philosophie qui en découle, c’est à dire le respecter en l'utilisant uniquement dans le cadre de ce pourquoi il a été conçu, mais aussi l'entretenir de manière à ce que jamais il ne devienne plus mauvais que ce qu'il était à l'origine.

Pour bien aiguiser ses couteaux, la première étape est de bien choisir sa pierre à aiguiser. Celle-ci se sélectionne selon plusieurs critères :


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mardi 11 octobre 2011

La légende de Zatoichi

La légende de Zatoichi - ©
Zatoichi est le nom d'une saga cinématographique japonaise appartenant à un sous-genre du "Yakuza no eiga" (film de mafieux), consacré aux mafieux errants. La saga s'étendait à l'origine à travers 26 films et 4 saisons de plus de 25 épisodes télévisés, tournés entre 1962 et 1979. Deux autres films verront le jour ensuite, un premier en 1989 et le second réalisé par Takeshi KITANO au début des années 2000. Un manga en "one-shot" (un seul volume) a également été édité en 2006.

Zatoichi, monument de l’œuvre culturelle cinématographique japonaise narre l'histoire d'un Yakuza/masseur/aveugle errant dans le Japon du XIXeme siècle, vivant de son boulot de masseur et de ses gains au jeu de dés. En dépit de sa cécité et de son faux-air naïf, il retourne souvent les situations à son avantage, prenant à leur propre jeux, les "voyants". Doté d'une ouïe et d'un odorat sur-développés, Zato no Ichi* est un bretteur hors pair. Totalement ambigu, le personnage de Zatoichi bien que yakuza défend les plus démunis. Il combattra ainsi de nombreux yakuza, brigands ou samurai, certains particulièrement vils, d'autres dans des duels respectant les codes moraux faisant penser au bushido, tel que l'honneur.

Shintaro KATSU endosse le rôle du héros dans tous les films ainsi que tous les épisodes de la série, à l'exception du film de 2003 réalisé par KITANO. Il est également passé derrière la caméra pour plusieurs œuvres, allant même jusqu'à être à la fois acteur, réalisateur, producteur et co-scénariste pour le film de 1989. Sa prestation en tant que Zatoichi est tout à fait remarquable. Il faut dire qu'il n'en était pas à son coup d'essai avec Zatoichi. En 1960 il avait déjà interprété un aveugle aux capacités similaires à celles de Ichi dans « le masseur de Shiranui », mais à la personnalité diamétralement opposée à celui-ci. Le masseur de Shiranui n'hésite pas à massacrer ses opposants à tours de bras lorsque Zatoichi ne frappe jamais le premier, se laissant même malmener parfois. Le succès de Zatoichi est tel au Japon, qu'il le feront se rencontrer avec d'autres mythes du cinéma asiatique : Yojimbo et le sabreur manchot.

Shintaro KATSU - Zatoichi - ©

En France 14 des 26 films ont été sous-titrés et édités + le film de KITANO ; les plus intéressants selon l'éditeur. Chaque film ayant une histoire qui lui est propre, ce n'est pas fondamentalement dérangeant, mais les fans du tranchant Zatoichi seront sans doute déçus de ne pas avoir accès aux autres œuvres. Pour ceux qui souhaitent visionner ces films sans avoir la moindre idée de à quoi s'attendre, attention : n'espérez pas à un film hollywoodien. Le cinéma japonais est beaucoup plus lent, vous laissant nettement le temps de regarder les images (et donc les décors très réussis recréant l'ambiance de l'époque Edo). Pour vous donner une petite idée visionnez la vidéo plus bas qui est le début du 1er film de 1962, notamment la séquence du jeu de dés qui est redondante à la saga et met bien en images la face rusée du personnage.


*Ichi l'aveugle, abrégé en "Zatoichi". zato signifie aveugle au sens le plus péjoratif du terme et Ichi est le prénom du héro.


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