mardi 29 novembre 2011

Game over pour le Sumo?

E. Honda résistera-t-il à la crise du Sumo?- ©
En 2009 nous parlions du sumo, évoquant les origines mythologiques ainsi que les valeurs morales fondatrices de ce sport. Pourtant déjà début 2010 nous évoquions aussi un incident majeur mettant en cause - et forçant à abandonner sa carrière - l'un des deux yokozuna. Depuis les dérapages autour de ce sport ont été légions. Le majeur étant l'exclusion du championnat de 19 lutteurs et d'un maître d'écurie, suite à leur implication aux côtés de yakuza (mafia japonaise) dans la prise de paris illégaux sur des match de base-ball. Ce scandale a mis en lumière l’implication des Yakuza dans le milieu du sumo moderne, révélant même par la suite que certains combats avaient eux aussi été truqués. 
Ces faits divers autour de ce sport, associés à l'engouement des jeunes pour le foot ou le base-ball ont porté un sacré coup à l'avenir de ce sport pourtant millénaire ; les écuries se voient obligées de faire venir de plus en plus de lutteurs de l'étranger. La saison qui vient de se finir ne laisse rien présager de bon pour le maintien des championnats si le sumo ne parvient pas à redorer son blason rapidement.

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lundi 28 novembre 2011

Marché Nishiki à Kyoto - Nishiki Ichiba

Un marché de senteurs inconnues en France ©
Au Japon il est très simple de se sentir dépaysé. Architecture, omniprésence des temples, nourriture, langue, tout diffère radicalement de la France. Au rang de ces différences figurent les marchés couverts comme par exemple le Nishiki Market de Kyoto. Se promener dans la rue du marché Nishiki éveil tous les sens.
L'odorat déjà. Le marché est composé de nombreuses étales d'aliments de toutes sortes ; poissons bien-sur mais aussi légumes, épices, gâteaux... On y trouve vraiment de tout pourvu que ce soit de saison ! Votre ouïe ne passera pas elle à côté des appels des marchands vous sollicitant à acheter ses produits ni des "irasshaimase" (bienvenue s'appliquant uniquement aux magasins) chaleureux lorsque vous franchissez la limite d'une petite échoppe. Les couleurs chatoyantes et finement agencées sur chaque stand vous inspireront probablement... culinairement et photographiquement ! Si vous êtes gourmand, laissez-vous tenter par des dégustations gratuites des plats typiques qui font la renommée de Kyoto faisant ainsi de nouvelles expériences gustatives.
On parle beaucoup de la nourriture très présente dans les allées du Nishiki Market mais ce n'est pas tout ce que l'on y trouve bien que la grande majorité des produits vendus soient en relation avec la cuisine. Des magasins spécialisés s'intercalent entre les vendeurs de Takyoyaki et de poisson, comme un coutelier vendant les productions de Sakai et de Seki.
Pour la petite histoire le premier magasin du marché Nishiki de Kyoto a été créé en 1311. D'autres suivirent mais ne se destinaient au départ qu'à la vente de poisson, à l'image de Tsukiji à Tokyo. Petit à petit de nombreux commerçants prirent place dans les allées pour transformer ce marché de gros en place de vente de détail. Certaines échoppes se transmettent de générations en générations, conférant à celles-ci une histoire propre de plusieurs siècles. Aujourd'hui le marché s'étend sur 390m et respecte toujours sa philosophie de départ qui consiste à proposer des produits qualitatifs, locaux et variés. Les rues adjacentes profitent également de la renommée et de la clientèle du Nishiki Market. Leur développement a vu ouvrir de nouvelles boutiques dont des petits konbini et Hyaku-en qui proposent des produit de consommation courante. Bref, en un mot comme en cent, le Nishiki Market est un endroit incontournable de Kyoto qui ne se visite pas mais se savoure.

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vendredi 25 novembre 2011

Des couteaux qui rouillent ?

Haiku Kurouchi - ©
Au risque de lancer un... couteau dans la mare, oui tous rouillent en théorie, même ceux qui sont taxés d'inoxydables et garantis tels quels. Alliés à du chrome, molybdène ou vanadium aux propriétés désoxydantes, ils sont certes peu sujets à la corrosion, mais nullement  à l'abri. Des couteaux comme Haiku Kurouchi sont plus concernés par la rouille puisque poreux par nature. Nombre de précautions en amont en limitent l'impact : les couteaux sont huilés en usine puis emballés dans un papier spécial, expédiés en avion dans des containers spéciaux les protégeant des variations de température (le sel marin du transport par navire serait extrêmement néfaste). Ce sont des facteurs de coût supplémentaires mais indispensables. Le seul moyen de les protéger serait de les revêtir d'un film protecteur siliconé mais l'aspect rustique tellement original disparaîtrait complètement, cela aurait l'air d'une horrible peinture noire brillante apposée sur le produit. Mais ces désagréments sont contrebalancés par la beauté de l'objet, son tranchant inimitable et sa facilité de ré-affûtage (en effet, moins le couteau ne comporte de chrome, mieux il s'affûte). Au Japon cela ne pose pas de problème (on y voit régulièrement les chefs cuisiniers essuyer le couteau avec un torchon suspendu à leur ceinture) et n'en posait pas non plus chez nous avant la dictature du lave-vaisselle. Laver et essuyer le couteau après emploi, conserver le produit enveloppé dans son papier anti-rouille livré avec et l'huiler lorsqu'on ne l'utilise pas un long moment sont quelques gestes qui éviteront l'apparition des taches. Au demeurant, il existe des effaceurs de rouille sur le marché si on se laisse surprendre. On les trouve sur le site consacré aux couteaux artisanaux de Chroma.

Effaceur d'oxydation - ©

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jeudi 10 novembre 2011

Sélections de Noël - Offrir un couteau

© Chroma
L'actualité ainsi que le climat de ces dernières semaines ne laissent pas présager que nous sommes (déjà) à l'approche de Noël, une période pourtant appréciée de la majorité des Français justement parce qu'elle permet de souffler un peu, de sortir la tête des petits tracas quotidiens. Retrouver sa famille et ses amis autour d'un bon repas, un grand moment de convivialité qu'apprécient autant petits et grands.
Qui dit Noël, dit aussi et inévitablement cadeaux. Mais quoi offrir? Aujourd'hui nous sommes toujours à la recherche de l'objet qui fera sensation ; celui qui ravira son destinataire tant par sa fonction que par son élégance. Et si cet objet était un couteau japonais? 
Faites enfin entrer dans une cuisine de nouveaux couteaux... qui coupent. Des outils qui seront employés au quotidien, qui sauront se rendre indispensables auprès de leurs acquéreurs. A tel point qu'ils se demanderont vite comment ils ont pu s'en passer avant. Professionnels, cuisiniers amateurs avertis ou occasionnels, tous sauront apprécier un vrai couteau de cuisine qui soit tranchant.

Pour vous aider à faire votre choix, utilisez notre petit module "pour bien choisir son couteau" et la page "idées cadeaux", ou encore consultez ces quelques suggestions qui correspondent aux gammes de couteaux qui font toujours leur petit effet lors des fêtes de fin d'année.

Type 301 Design by F.A. Porsche - en coffret très chic - © Chroma

Haiku Home - le couteau petit budget pour la maison - © Chroma

Kasumi Masterpiece - Couteau damas d'exception - © Chroma


Pour patienter jusqu'à Noël, n'hésitez pas à relire quelques articles de ce blog, au hasard celui sur les fêtes de fin d'année au Japon =)

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mardi 8 novembre 2011

Les sushis envahissent Paris

© Chroma
La cuisine japonaise est devenue incontournable en Occident. Toutes les grandes villes européennes sont dotées de multiples restaurants japonais, allant de l'excellence, au fast-food. Il est d'ailleurs parfois difficile pour le novice de distinguer un vrai restaurant japonais, proposant une cuisine traditionnelle authentique d'un autre imitant seulement  (avec plus ou moins de réussite) certains pans de la gastronomie nippone. Les journalistes parisiens dénomment cette déferlante de fast-food japonais dans notre capitale "Tokyo-sur-Seine".

Le premier restaurant à sushi ouvrit en France en 1958, devenu depuis un bar où on savoure saké et petits plats. La prolifération des sushi-bars en France a occulté le reste de l'immense patrimoine culinaire japonais, laissant penser à certains que le japonais ne se nourrit que de riz et de poisson cru. Pourtant à une époque pas si éloignée, la cuisine japonaise était très peu présente dans notre pays mais toujours de grande qualité et globalement plus représentative, tout le monde se souvient de la cuisine Teppanyaki dans "L'aile ou la cuisse" avec Louis de Funès. Heureusement certaines adresses proposent toujours de s'initier aux autres plats typiques du pays. Il y a par exemple le restaurant YEN, qui est le seul en Europe où l'on savoure des soba chaudes, sortes de nouilles constituées de farine de sarrasin. De quoi élargir sa vision de la cuisine japonaise et de son étendue, il n'y a pas que le sushi dans la vie !
Le service toujours irréprochable des - vrais - restaurants japonais attire une clientèle de fidèles. Hommes d'affaires de grandes sociétés ou amis se retrouvent toujours volontiers autour de plateaux de sushis pour des moments conviviaux et dépaysants. Un point à la fois positif et négatif de cette multiplication de restaurants spécialisés dans le sushi, est l'élargissement de la clientèle parmi laquelle on retrouve aussi bien des fashion addicts que des étudiants désargentés. Les prix moyens ont en effet eu tendance à baisser rendant les plats plus abordables, mais aussi fréquemment moins "vrais". Des restaurants low-cost on peut dire qu'ils sont une entrevue furtive de ce qu'est la cuisine japonaise, pouvant donner envie de poursuivre la découverte, mais certainement pas une représentation exacte de ce qu'est la cuisine et le sushi japonais.
La cuisine japonaise est très diététique puisqu'elle trouve sa source essentiellement dans les produits de la mer. De plus, à la différence de la cuisine chinoise par exemple, les sauces et les cuissons (lorsqu'il y en a) sont le plus souvent non grasses. Cet ultime argument en fait définitivement une cuisine très prisée et tendance, que tous les journaux de bien-être et féminins mettent en avant.

Il existe de plus en plus de cours, dispensés par des professionnels, pour apprendre les techniques si caractéristiques et minutieuses de la confection de sushis et autres sashimis. Certes les cours sont dispensés à des prix encore parfois dissuasifs qui ne s’adressent pas à toutes les bourses, mais permettent ensuite de retrouver ce plaisir gustatif à la maison. Si quelques cours ne vous donneront pas l'habileté et la précision d'un maître itamae expérimenté, ils vous confronteront à la réalité de ce que doit être un sushi tel que vous le trouvez dans un restaurant de qualité, à l'importance du couteau ainsi qu'à la complexité de la philosophie culinaire nippone.

La cuisine de l'empire du soleil levant est en pleine expansion partout dans le monde. Manger japonais et accessoirement des sushis dépasse le simple cadre de la mode et devient un incontournable dans nos assiettes à la manière des pizzas - pas toujours - italiennes.

Donc tous à vos baguettes et bon appétit!

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