mercredi 18 avril 2012

Je répare mon couteau japonais

Virole et clavette de Haiku - ©
Nous vous indiquons ci-après comment procéder vous même au remplacement des manches et à la remise en place de la clavette des couteaux traditionnels japonais. Exemple avec le couteau Haiku. Les couteaux Haiku -au contraire des couteaux Haiku Home- sont cimentés pour une utilisation professionnelle, donc en théorie ne se démanchent jamais, pour parer à toute éventualité évoquons juste le fait qu'il est très facile de remplacer le manche entier si jamais celui-ci devait l'être pour des raisons de convenance personnelle ou un accident. Il suffit de re-cimenter avec un produit adapté et de refixer la virole noire qui tient le tout en place, une technique de fixation plusieurs fois centenaire. L'eau qui s'infiltre dans le bambou fait gonfler ce dernier, solidifiant le montage. Un SAV assuré par le fournisseur les deux premières années de garantie, sinon par un coutelier équipé de manches de rechange.
La virole quant à elle, se fixe ainsi : 
- enlever les restes de la clavette en bambou et éventuellement creuser avec une pincette pour creuser le trou
- remettre un point de colle (Pattex ou colle à bois) sous la bague noire
- enfoncer au maximum la tige de bambou (fournie par le fabricant sur simple demande, sinon une allumette fera aussi l'affaire) et couper à fleur de virole
- écraser la clavette avec un petit marteau en faisant attention à ne pas rayer la virole
L'opération prend moins d'une minute. 
Pour les couteaux dont la virole est en corne de buffle (Haiku Pro) s'adresser à un professionnel, mais cela arrive rarement qu'il faille intervenir à ce niveau.



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lundi 16 avril 2012

Les armes des ninjas

Kyogetsu-shoge - ©


Les ninjas disposaient d'un arsenal redoutable dont de nombreuses adaptations propres, parmi les plus emblématiques  :
- le kyoketsu-shoge, long couteau à deux lames dont l'une recourbée. Relié à une corde, l'instrument devenait un grappin (voir ci-contre) 
-  sarbacanes kusari-gama qui envoyaient des flèches empoisonnées
- les armes en forme de griffe de chat ou de tigre
- les armes de jet : shiruken, étoiles à bords tranchants, et fukumibari aiguilles plates dissimulées dans la bouche et crachées au visage de l'adversaire. Les shiruken étaient déjà utilisés par les samouraïs mais les ninjas les adapteront en multipliant les faces coupantes (= shaken), elles étaient rarement mortelles mais servaient à décontenancer l'adversaire en combat singulier
- des griffes de pied pour un meilleur appui à l'escalader des murs
- des faucilles de paysan parfois attachées à des chaînes et utilisées comme fléaux (kusarigama, ci-après)
Kusarigama - ©


 - une dague munie d'une garde courbée vers l'avant pour bloquer l'attaque d'un sabre
 - le ninjato, sabre court de 50 cm, porté dans le dos pour permettre une meilleure liberté de mouvement, sa garde était carrée, permettant de s'en servir comme marche-pied pour escalader un mur
Tiré de : "Une histoire des samouraïs" de Robert Calvet chez Larousse



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Les ninjas japonais

Le samurai le se confond pas au Ninja - ©
Etymologiquement le mot ninja provient du japonais nin-sha. Nin suggère l'idée de dissimulation et sha signifie personne. Ils n'avaient pas tout de suite la signification moderne d'assassins en service commandé. Il sont d'abord des guerriers de l'ombre appartenant à des sociétés secrètes n'obéissant pas au code d'honneur des samouraïs (les deux éprouvaient au Moyen-Age une forte haine les uns envers les autres même si certains de ces mercenaires ont fini par être intégrés dans la garde personnelle des seigneurs). Retranchés dans la montagne, les ninjas étaient organisés en clans dont les soldats de terrain ignoraient qui était le chef. Chaque clan possédant des techniques secrètes transmises de génération en génération, on ne pouvait quitter le clan sous peine de mort. Encerclé, un ninja devait se donner la mort aussitôt pour ne pas être soumis à la torture. En général les ninjas intervenaient la nuit et allumaient des incendies à l'intérieur des châteaux pendant les sièges. Dans l'autre sens, ils harcelaient les assaillants en allant par exemple voler des bannières qu'ils accrochaient au matin sur les murailles. Leur réputation d'invisibilité provient du fait qu'ils parvenaient à rester immobiles très longtemps en contrôlant leur rythme cardiaque, étaient experts en camouflage et savaient se déplacer sans bruit, mais leur vêtement noir n'est qu'une invention ultérieure. Le shogun Iyeasu Tokugawa les utilisa souvent comme agents de renseignements avant de les reconvertir dans la police de la nouvelle capitale, Edo, une fois la paix établie.
 


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Takayama Spring festival

Matsuri de l'automne de haute-montagne - ©
Le festival de Takayama dans la province de Gifu où sont fabriqués les couteaux Chroma et Kasumi a lieu les 14 et 15 avril depuis 1652 au-moins, mérite le détour. Il compte parmi un des trois plus grands du Japon. Dénommé Sanno au printemps, un second festival a lieu en automne les 9 et 10 octobre. Celui de ce week-end se particularise par ses chars très colorés (yatai) qui font le tour de la ville la nuit tombée, escortés par des gens en kimono. Ces chars magnifiques sont généreusement sculptés à l'extérieur mais aussi à l'intérieur, des lanternes révélant tous les détails, raison pour laquelle cela se passe la nuit plus propice à impressionner les nombreux visiteurs. Au départ chaque famille, puis chaque corps de métier voulait avoir le char le plus opulent ce qui a donné lieu à ce concours de beauté.

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mardi 10 avril 2012

Les Top Chef de Chroma plébiscités

Top Chef de M6 - ©
La saison 3 de Top Chef qui s'est terminée hier a tenue ses promesses et c'est finalement Jean Imbert du restaurant l'Acajou qui a remporté le titre tant convoité de Top Chef 2012. La société Chroma qui produit et a fourni les couteaux durant le tournage prit part à cette saison. 
Le haut niveau de qualité des lames japonaises des couteaux Top Chef de Chroma a impressionné la production. Jusqu'à 10 heures de tournage par jour 3 jours par semaine pendant 10 semaines et hormis un léger coup de fusil de temps à autre, les couteaux n'ont jamais dû être réaffûtés durant ces 300 heures d'utilisation. Hormis la finale qui a fait un record d'audience (5,4 millions de téléspectateurs) et la demi-finale, le meilleur Audimat a été constaté pour le spécial bentos qui aura vu les candidats rivaliser sur ce thème qui n'est désormais plus réservé qu'aux fins connaisseurs du Japon.

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mardi 3 avril 2012

Homunculus - ホムンクルス

Tome 1 - Edition Tonkam - ©
Bien loin du style shônen, le manga qui fait l'objet de cet article appartient au style seinen, un genre pour public adulte qui se caractérise par une trame plus complexe basée davantage sur des dialogues, des dessins et un univers plus réalistes ainsi que bien souvent par la présence d'érotisme et/ou de violence.
Homunculus est une série aujourd'hui terminée qui compte 15 tomes, écrite et dessinée par Hideo Yamamoto. L'ensemble des volumes ont été traduits et publiés en français par l'éditeur Tonkam.

L'intrigue : Susumu Nakoshi vit dans sa vieille voiture entre un luxueux hôtel où il avait ses habitudes et un parc qui abrite de nombreux SDF. Perdu entre ces deux mondes, ne sachant plus qui il est, plus grand chose ne lui importe. C'est dans ce contexte qu'il est abordé par Manabu Ito un jeune étudiant en médecine, fils d'un riche médecin. Celui-ci s'intéresse à l'Homme sous toutes ses coutures et entreprend fréquemment des expériences visant à approfondir ses connaissances. Il propose ainsi à Monsieur Nakoshi 700 000 Yens en échange de sa participation deux semaines durant à son expérience, dont le but est de déterminer si l'être humain peut ou non acquérir un sixième sens grâce au procédé de la trépanation comme le prétendent certaines civilisations et groupuscules. Bien que dans le besoin d'argent, l'idée de se faire percer le crâne n'enchante guère Susumu qui refuse donc l'offre du jeune étudiant en médecine. Le lendemain alors qu'il retourne à sa voiture après avoir pris un repas avec les SDF du parc, Susumu s’aperçoit que celle-ci a été enlevée par les services de la ville pour mauvais stationnement. N'ayant pas les moyens de la récupérer et étant la seule chose à laquelle il tienne réellement, il finit par accepter l'offre de Manabu. Après l'opération, l'expérience commence et très rapidement Susumu aperçoit des choses bien curieuses. Il est capable de voir des homunculus, une déformation de l'apparence réelle des gens semblant révéler une facette d'eux invisible aux autres.

Cette œuvre nous plonge ainsi rapidement dans un monde dans lequel le personnage principal en quête de lui même, trouve petit à petit des réponses au travers des autres et mène à l'interrogation sur notre société; entre SDF et riches, lycéens et yakuza, apparence et sentiments. Un scénario qui se révèle au final très noir et troublant mais totalement captivant. L’auteur également connu pour la série actuellement en cours Ichi the killer (Rien à voir avec Ichi le héro de Zatoichi) nous livre un pur seinen bien ficelé, qui montre que c'est aussi ça, le manga : des dessins fouillés, une trame recherchée qui tient debout et une ambiance entre thriller et drame digne des meilleurs films du genre !

Dessins réalistes de qualité - ©


Les homunculus de M. Nakoshi - ©


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