lundi 17 décembre 2012

Noël au Japon

Les fêtes de fin d'année au Japon ne se déroulent pas tout à fait comme chez-nous.
Noël n'a pas la même signification. On y voit plutôt une St Valentin et privilégie les soirées en amoureux que les repas de famille. Demander à quelqu’un du sexe opposé de passer la soirée du 24 décembre en sa compagnie revient donc à faire une déclaration d’amour. Mais de plus en plus les enfants veulent des cadeaux comme en Occident donc le Père Noël de Coca-Cola est omniprésent le 25 décembre. Fête commerciale donc pour les plus petits, sans aspect religieux.
Bonenkaï est une fête organisée en fin d'année dans la sphère professionnelle pour oublier entre collègues les problèmes de l'an passé. Evacuer les soucis pour repartir du bon pied est caractéristique du mode de vie japonais.
Pour la soirée de Réveillon, point de décompte comme chez nous, le mouvement de la vie se poursuit sans rupture. Les Japonais se rendent au temple bouddhiste pour sonner à tour de rôle 108 coups de cloche symboles des 108 passions qui tourmentent l'homme dans sa quête de l'Illumination. Illumination est la traduction la plus pertinente du mot "zen" dont la philosophie ne se limite pas à la recherche de l'Illumination dans des mots ou des concepts, une compréhension directe de la Vérité que mettent en avant d'autres religions, la primauté est accordée à la voie menant à sa réalisation. Le repas dès lors est modeste. On y sert un plat très simple à base de nouilles de farines de froment. Leur longueur symbolise le pont vers l'année qui commence, et leur nombre ce que l'on emporte de bon pour ce nouveau départ. Plus on en mange meilleure sera l'année. On sert l'oshiruko - bouillie de haricots rouges - et le zoni, une soupe de légumes et de poisson. Nouvel An est donc plus spirituel que chez nous, à l'inverse de Noël. Cet article complète celui de 2009 sur le même sujet.


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jeudi 13 décembre 2012

Les couteaux Chroma et le Bocuse d'Or

C'est désormais une histoire d'amour qui dure depuis 10 ans, depuis que Chroma France est apparu sur le marché français la sélection nationale cuisine avec des couteaux Chroma et Kasumi. Les sélections étrangères également, en 2007 17 nations sur 24, un record ! Cette année, le Maroc et l'Angleterre entre autres (Japan Chef) sont équipés de pied en cap en Chroma. La France opta 3 fois de suite pour Haiku jusque 2009 et un panachage de plusieurs gammes depuis à mesure que le concours évolua. 2013 n'a pas échappé à la règle et le choix s'avéra cornélien. D'abord parce que tous les couteaux Chroma ont leur spécificité, mais aussi parce que le couteau est le meilleur allié du candidat dans ses compositions d'une précision diabolique et millimétrée. Le choix ne se fait pas au hasard. En 2005 pour contourner la difficulté de percer une coque dure farcie de produits fragiles montés en strates Haiku H09 s'avéra le meilleur choix. En 2011 le même couteau rempli son office pour découper cette fois la viande sur le plat de présentation devant le jury, en raison de sa longueur permettant une coupe en une fois. 
Cette année Thibaut Ruggeri, le challenger français, ne laissa rien au hasard non plus. Après plusieurs mois de tests le choix de l'équipe (car il faut insister sur le fait qu'il s'agit d'une équipe, coach, commis, tous ont à utiliser des couteaux, Julie Lhumeau s'étant même occupée seule des garnitures lors du Bocuse d'Or Europe où elle remporta le prix du meilleur commis) se porta sur un mélange de plusieurs gammes pour des raisons  personnelles pertinentes : 
- couteau Chef type 301 en raison d'une garde agréable permettant toute liberté à l'index lors du maniement et Kasumi Masterpiece pour, dixit le candidat "prise en main, équilibre, format de la lame, épaisseur et  rigidité de la lame, tout ce que j'aime"
- filet de sole M16 de Masahiro pour lever le turbot, de l'avis de spécialistes le meilleur flexible sur le marché
- sélection très rigoureuse du couteau scie d'après la forme des dents, finalement Masahiro M15 à dentelure "soft" pour trancher proprement le boeuf en croûte et pain de mie.
L'hygiène qui compte dans la note finale du concours, n'est pas absente dans ce choix :
- transition hygiénique entre lame et manche inox pour type 301
- micarta, mélange tissu/papier durci à chaud pour Kasumi Masterpiece, manche inamovible à fleur de lame
- manche antibactérien pour le M15 et M16 Masahiro
Faut-il préciser que comme rien n'est laissé au hasard l'aiguisage est ajusté juste ce qu'il faut pour couper certes, mais pas trop, car se couper sur place serait perdre de précieuses minutes dans les 5 heures 30 que dure ce concours très exigeant. Cette année encore on observera la performance du candidat et celle annexe de nos couteaux qui ont toujours été placés sur le podium au gré des sélections gagnantes.



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vendredi 7 décembre 2012

Droit de réponse

Voici ce que nous écrit Didier, un des revendeurs des imitations du Kasumi Titanium que nous publions puisqu'il s'agit d'un commentaire qu'il nous a demandé d'accepter au sujet d'un article de ce blog du 17 juillet dernier : "Je suis le gérant de la société qui vend ces couteaux à 20 €. Mon prix barré n'est pas de 199 € ! De plus pour vous, une voiture Renault ou Mercedes est une copie de l'inventeur de la voiture, idem pour tous ce qui nous entoure ! Les monopoles c'était il y a un siècle ! Une copie est une contrefaçon, jamais je n'ai vendu ces couteaux pour des Kasumi (marque que je connaissais pas il y a 5 mn). Les avez vous testé au moins ? A tout lecteur, je rembourse personnellement les couteaux pendant un an  pour celui qui n'en est pas à 100% satisfait. Je m'y engage car je les utilise quotidiennement".
Certes l'article s'adressait à la première copie détectée, vendue à - 85 % (29,90 € au lieu de 199). On trouve aussi des offres à 39,90 au lieu de 99 €, et puis celle de Didier à 20 au lieu de 89 €. Au-delà du fait qu'il s'agit bel et bien d'une copie inspirée par un modèle déposé (dépôt officiel ci-joint à gauche) il n'est pas dans notre vouloir d'intenter un procès d'intention à qui que ce soit, cette histoire devant se régler entre fabricants. Ce que nous déplorons dans ces accroches commerciales c'est d'une part que la plupart mentent sur l'origine du produit (celui de Didier justement, appellation "Swisshome Zline", porte une croix suisse sur la lame, demandez voir aux autorités suisses ce qu'ils pensent de cela) et font des prix fictifs complètement décalés de la réalité. Nous citerons à ce sujet un article que vous pouvez retrouver sur le site www.echos-judiciaires.com au sujet des promotions sur Internet : "Les e-commerçants font preuve d'imagination en matière d'infractions souligne le Crédoc, centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, auprès duquel la l'Etat a commandité une étude : l'essentiel des abus concerne l'affichage d'une baisse monumentale des prix, avec le prix de référence qui ne correspond pas à la réalité". A ce sujet le renforcement du pouvoir de répression de la Répression des fraudes est dans les tuyaux. Nous laissons le consommateur seul juge. Mais qu'on compare des pommes avec des pommes et des poires avec des poires.



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