lundi 11 février 2013

Nuriyuki Hamada, chef japonais Bocuse de bronze 2013

Nuriyuki Hamada - © Le Fotographe
Le Bocuse d'Or 2013 a fait beaucoup parler de lui en raison de la victoire de la France qui renoue avec le succès après deux sessions en demi-teinte, archi-dominées par les Scandinaves. Cette victoire française à la saveur particulière a néanmoins occulté la très belle 3ème place du chef japonais Nuriyuki Hamada qui a pourtant fait grimper son pays pour la première fois sur le podium. Ce blog traitant à la fois de la culture japonaise, de coutellerie et de gastronomie, il aurait été impardonnable de ne pas publier un petit focus sur le Bocuse de bronze 2013 !

A l'âge de 36 ans, Noriyuki Hamada chef exécutif du restaurant Yukawatan, Hôtel Bleston Court à Karuizawa (préfecture de Nagano) rejoint le cercle fermé des lauréats du Bocuse d'or, le plus exigeant concours de cuisine du monde. Si la technicité des plats relève du savoir-faire japonais en matière de découpe et de minutie, ils n'en tirent pas moins leur essence dans les deux patrimoines gastronomiques, français et japonais. Au Japon Hamada est célèbre pour la touche française qu'il apporte à ses plats. Apparaissant souvent dans des émissions télé il est considéré comme le "Iron Chef for French dish". La réinterprétation de grands plats français par un chef dont la cuisine traditionnelle diffère complétement de la nôtre apporte un renouveau inattendu très efficace. Cette deuxième participation au Bocuse d'Or a été l'occasion pour le chef de le démontrer avec brio.
Ses références en matière de cuisine artistique sont les étoilés Régis Marcon (3* Michelin et Bocuse d'Or 1995), Pascal Barbiot (3* Michelin) et Philippe Mille (2* Michelin et Bocuse de Bronze 2009). Dixit le chef : ce sont des chefs qui emploient des produits authentiques dans leur cuisine.

Au menu pour une troisième place au Bocuse d'Or :

Viande : Filet de boeuf en croûte de sel avec saveurs de yuzu, poivre sansho et sauce wasabi.
Poisson : Filet de turbot Label Rouge habillé de shiitake, farci à la mousseline de homard bleu dont la présentation en bento n'est pas passée inaperçue

Nous finirons ce portrait par cette citation du chef, motivation supplémentaire pendant les 5 heures 30 que durent cette épreuve : "L'univers de la restauration japonaise a été gravement touché par le tremblement de terre de 2011. J'ai souhaité participer au Bocuse d'Or avec l'objectif de redonner de l'espoir à ce secteur en atteignant l'une des premières places !"

Pour toujours tout savoir sur le Bocuse d'or, visitez saga-bocusedor.com, notre blog spécialement dédié à la compétition

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