vendredi 28 mars 2014

Atmosphère délétère en coulisses

Solidarité avec la brigade de l'Elysée où sont représentés nombre de nos couteaux ! 
Dans le flot de mauvaises nouvelles de ce mois-ci il y avait pourtant une éclaircie : la visite du président chinois en France qui s'est déroulée sans accroc avec la conclusion de nombre de contrats commerciaux. La belle lueur vient d'être gâchée par un dérapage indécent de la ministre du commerce extérieur, Nicole Bricq, qui a qualifié le menu donné en honneur du président chinois à Versailles de, excusez ce langage pas très diplomatique, "dégueulasse". Il nous étonnerait fort que l'un des ambassadeurs de la cuisine française dans le monde, Guillaume Gomez, plus jeune chef Meilleur ouvrier de France de l'histoire et premier professionnel lauréat du « Prix du Rayonnement Français » en 2012, n'ait pas été à la hauteur et quand bien même, quand on mange gratis, on ne critique pas en public une gastronomie française qui est "une de nos meilleures armes à l'exportation", dixit un ancien Président de la République qui a maintes fois fait l'éloge du sous-chef qu'était Guillaume Gomez avant qu'il ne prenne la direction des cuisines de l'Elysée en novembre dernier. 
Les couteaux japonais de Chroma France sont bien sûr représentés au sein de nos institutions, le Sénat par exemple en fait ample utilisation, le couteau Haiku Damas HD09 ayant servi à la découpe de nombre de plats des convives de la Présidence en six ans de présence en salle. Les meilleurs ouvriers de France du Sénat et Fabrice Desvignes, Bocuse d'Or 2007, en sont adeptes. Citons au passage que Chroma est l'équipementier de l'équipe de France sans discontinuer depuis 2005 et qu'en cette année de Bocuse d'Or Europe aussi.

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mercredi 12 mars 2014

Fujisan

Fujisan et sakura - © www.fujisan.ne.jp
Des emblèmes, le Japon en compte beaucoup. Cela provient en grande partie de la culture propre qu'ont développé les habitants de l'archipel pendant les longues années d'isolement qu'ils ont connues avant l'invention de navires pour traverser la mer jusqu'en Chine puis plus tard entre 1600 et la réouverture du pays au reste du monde à l'ère Meiji. Ce repli sur soi à permis aux japonais de développer leurs propres sensibilités artistiques et coutumes, expliquant que peu de ce qui fait la tradition japonaise ne se retrouve dans le reste de l'Asie. On peut parler des Geisha/Maiko, des tatamis, de l'art du thé, de l'ikebana, du saké, des kimono, des sushi ou encore de la forge des katana et autres outils de coutellerie que l'on serait encore très loin d'avoir fait le tour des aspects culturels - matériels et immatériels - dont seul le Japon peut s’enorgueillir.
En plus de toutes ces choses emblématiques qui évoquent à tous immédiatement le pays du soleil levant, d'autres particularités indépendantes de la main humaine façonnent l'image qu'à le reste du monde du Japon. Faussement appelé Fujiyama en occident (suite à la mauvaise lecture d'un des kanji 富士山, =montagne prononcé yama mais se lit san lorsque utilisé en suffixe à un nom de montagne) le Mont Fuji fait incontestablement partie de ceux-ci. Pour les japonais eux-même, ce volcan est tout un symbole.
Point culminant du pays avec 3776m d'altitude, le Fuji-San comme l'appellent les japonais a été gravit pour la première fois au VIIéme siècle. Devenu haut lieu de pèlerinage, il subit aujourd'hui l'assaut des japonais pour qui il est dit qu'ils doivent "le faire au moins une fois dans leur vie pour être vraiment japonais". Outre le côté culturel, le mélange entre sentiment de fierté de parcourir une telle ascension et beauté du paysage à couper le souffle du sommet, attire les foules du monde entier. Tant, que l'équilibre naturel du site s'est dégradé comme tous les lieux massivement fréquentés par l'Homme. Le gouvernement japonais a mis en place des mesures pour sensibiliser les marcheurs au problème pour que le site puisse continuer à les accueillir tout en préservant son cadre naturel. L'inscription du site au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2013 va dans ce sens également.
Pour ceux qui sont tentés par l'aventure de grimper au sommet du Fujisan, voici un site qui présente les diverses choses à avoir à l'esprit ainsi que les divers trajets possibles. Pour les autres qui préfèrent avoir le mont Fuji dans le paysage qu'ils contemplent tels les peintres d’estampes qui en avaient fait leur sujet phare - entre autres Hokusai -, les sites d'où l'observer sont très nombreux. La région des 5 lacs est l'une de celles qui présentent un cadre dans lequel se fond parfaitement le volcan. En toutes saisons le spectacle est magnifique, bien que les fleurs rose pâle des cerisiers au printemps (avec le restant des neiges d'hiver au sommet) et le rougeoiement des feuilles d’automne donne un côté encore plus pittoresque au site. Lorsque le temps est clair, le Fuji-San est même visible depuis la capitale, ce qui ne manque pas non plus de charme, que de voir ce géant présent depuis des milliers d'années se mêler aux immeubles Tokyoïtes.

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mercredi 5 mars 2014

Gokaido - Les 5 artères de l'ancien Japon

Les 5 grandes routes - ©
Tokyo est là où convergent les différentes routes
Après un long moment centralisé dans la région de Kyoto, le pouvoir s'est expatrié à Edo, l'ancien nom de l'actuelle Tokyo. Il était primordial pour le shogunat de ne pas isoler la nouvelle capitale du reste du pays et notamment de la région peuplée du Kansai. Les 5 grandes routes, héritage de l'époque Edo, ont donc pour point commun le point de départ/arrivée de la capitale et relient diverses grandes villes stratégiques du Japon de l'époque. 

Les routes étaient les suivantes : 

Tokaido, la plus connue, reliant Tokyo à Kyoto sur plus de 500km en longeant la côte. Réparties tout au long de la route, 53 stations permettaient aux voyageurs de faire des haltes (à pied, le trajet durait 2 semaines à raison de 35km par jour). Aujourd'hui ce trajet est celui emprunté par le shinkansen.

Nakasendo, la seconde voie qui reliait nouvelle et ancienne capitale, mais en passant cette fois par le centre du pays, très montagneux. Un peu plus longue à la fois en distance et en temps, cette route comptait 69 stations. Une grande partie de la route n'existe plus sous sa forme ancienne, réaménagée pour les besoins modernes mais certains tronçons ont été rénovés pour ressembler exactement à son aspect de l'époque. C'est le cas par exemple des 8km entre Tsumago et Magome.

Koshu-kaido est la route qui connecte Tokyo au Mont-Fuji, elle est jalonnée de 44 stations et rejoint la Nakasendo en son terme.

Oshu-kaido, qui reliait Edo à l'actuelle préfecture de Fukushima au Nord (27 stations). Initialement prévue pour les Daimyo (gouverneurs de province), cette voie a rapidement été utilisée en tant que voie commercial avec le nord.

Nikko-kaido, qui emprunte le même passage que la Oshu-kaido jusqu'à la 17éme station, puis qui rallie Nikko en 4 stations supplémentaires. Son usage était de faciliter l'accès aux sanctuaires très nombreux de cette ville.

Le shogunat avait établi des règles de construction très précises pour ces 5 routes. Par exemple, la position et le nombre de stations - essentielles aux voyageurs pour se nourrir et se reposer mais servant aussi à entretenir et sécuriser les routes - ou encore la largeur de la voie qui devait être de 11 mètres... Les stations le long de ces routes sont des sortes de petits villages qui ont été l'objet de nombreuses estampes et photographies. Les routes étaient majoritairement recouvertes de graviers et de sable sauf certaines portions plus dangereuses qui étaient pavées avec des grosses pierres. Les bas-cotés de la route n’étaient pas toujours réalisés de la même manière que son centre. Enfin de grands arbres étaient plantés le long de la route de manière à protéger les marcheurs de la chaleur en été.

A l'époque Edo, voyager était très réglementé lorsqu'il s'agissait de traverser le pays ou même franchir les frontières entre les différentes domaines des seigneurs locaux. Des postes de contrôle étaient établis tout au long des 5 grandes routes dans le but entre autres de réguler l'entrée d'armes sur les territoires.

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