mardi 19 août 2014

Pierre à aiguiser TD1/3, version améliorée

Comme nous l'évoquions plus tôt le mois précédent, l'amélioration d'un produit au fil du temps est une contrainte que nous mettons un point d'honneur à respecter. Si cette affirmation est vraie pour les couteaux, elle l'est aussi pour les pierres ! C'est une des dernières arrivées dans la collection qui bénéficie cette fois de cet "upgrade", la TD1/3. Positionnée en entrée de gamme pour les séries de couteaux jusqu'à 56-57° HRC, elle faisait partie des pierres "Eco" en concurrence directe avec les autres pierres low-cost du marché. Les améliorations apportées concernent le socle, repensé pour offrir une meilleure tenue lors de l'aiguisage et la qualité des grains en rapport aux standards japonais*
Pour marquer ce bond en avant qualitatif, la pierre s'offre en sus un petit lifting de couleurs, passant du beige et orange au jaune pâle et gris-bleu.
Désormais cette pierre prend un avantage considérable sur ses anciennes rivales du même niveau tarifaire, surtout que son prix n'augmente pas d'un centime !
De concert avec cette nouvelle mouture nous arrive un support universel réglable, compatible avec toutes pierres à aiguiser jusqu'à 23cm de long pour donner plus d'assise (ici photo avec la ST2/8 de Chroma que ce support complète). Voir l'aiguisage d'un couteau en 10 points sur le site de Chroma France.


* Le grain indiqué n'est pas une norme, les standards varient d'un fabricant à l'autre. A indications égales, les pierres haut de gamme fabriquées au Japon sont plus fines que les autres - elle ont également une porosité moindre (se constate aisément au séchage plus ou moins long qu'elle engendre) ainsi qu'un agent liant de meilleure facture, le tout jouant sur la durée de vie et la rapidité d'aiguisage de la pierre). La TD1/3 version 2014 passée au crible du laboratoire indépendant SGS obtient des résultats de finesse nettement supérieurs aux habituelles pierres low-cost qu'on trouve sur Internet, à un rapport qualité/prix avantageux.

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mercredi 13 août 2014

Prix, solidité, performance :

Depuis que les sites e-commerce donnent la possibilité d'évaluer les produits que l'on achète, cette tendance s'est démocratisée et demeure dans l’ensemble un bon moyen pour les consommateurs de mieux réfléchir leurs achats. Mais comme toute avancée, elle apporte également son lot d'effets secondaires indésirables. On ne parlera pas ici des faux avis visant à promouvoir ou à dénigrer un produit, ni des évaluations non authentifiées (très répandues sur le site Amazon qui permet de donner un avis sur un produit non acheté, mettant les fabricants à la merci de concurrents mal intentionnés), mais des amalgames faits par certains.

Si dans l'immense majorité les clients sont plutôt élogieux sur l'ensemble de nos gammes, il nous arrive de trouver des évaluations peu pertinentes montrant une véritable incompréhension du produit par le client, pouvant induire en erreur de futurs acheteurs.

Quelques cas concrets :

L'exemple du parfait amalgame : produit haut de gamme d'un certain budget = produit indestructible. C'est assez étrange car en général lorsqu'on achète un produit de valeur, on le bichonne, on y fait attention et on respecte les indications d'usage afin de ne pas voir son investissement partir en fumée. C'est valable pour les voitures, les produits high-tech, les vêtements, mais étrangement ce concept échappe à un certain nombre d’utilisateurs pour les produits culinaires, dont la coutellerie. Or investir dans un couteau haut de gamme signifie opter pour un produit plus performant et durable, à condition de l'utiliser dans les règles, et non pas plus robuste. Une Ferrari n'est pas un tout-terrain. Dans le même esprit, on n'achète pas des pneus de taille inadéquate pour sa voiture, les couteaux devraient aussi avoir droit aux pierres à aiguiser qu'ils méritent (généralement celles du fabricant sont calibrées pour une performance optimale).

L'exemple de la mauvaise critique : l'utilisateur n'a pas la compétence pour utiliser le produit ou n'a pas lu le mode d'emploi qui lui permettrait d'en être pleinement satisfait. La mauvaise utilisation du produit passe alors pour un problème de celui-ci aux yeux de ceux qui ne le connaissent pas.
"Extrêmement déçu par l'achat de ce couteau, je pensais faire un beau cadeau de Noël à un cuisinier et au final le couteau livré n'est même pas affûté ! Il va donc falloir acheter une pierre au coût non négligeable pour pouvoir l'utiliser, la réputation de ces "lames bleues qui coupent tout" en a pris un sacré coup et je trouve ça inadmissible. À déconseiller vivement, ne serait-ce que pour la malhonnêteté de ne pas l'indiquer clairement dans la description."
Admettons un défaut isolé, la perfection n'étant pas de ce monde, il peut arriver qu'un artisan passe à travers. Mais tout produit possède une garantie qui couvre ce genre de problème rarissime et en ce qui concerne Chroma France le SAV se situe en France, un aspect important. Faire procéder à un échange et noter un article qui reflète vraiment la qualité de la série, en pondérant éventuellement la note en fonction des soucis rencontrés aurait été la bonne démarche (mais bizarrement aucun retour de SAV sur ces lames en l'espace de dix ans, ni celui dont il était question). On ajoutera pour ce commentaire plus spécifiquement qu'il y a aussi une totale méconnaissance du produit :
- l'achat de la pierre à aiguiser est de toute façon un passage obligé pour l'entretien du couteau, ce n'est donc pas un achat induit spécialement par le défaut d'un modèle
- il n'est indiqué nulle part que les "lames coupent tout", bien au contraire, c'est clairement spécifié sur tous les documents qu'il ne faut pas couper n'importe quoi avec
- si le fait qu'un affûtage raté ne soit pas indiqué, c'est qu'il est anormal et non par malhonnêteté. Un retour en SAV aurait réglé le problème.

L'exemple de la perception du prix (pour le même produit) :
"Un bon couteau pour débuter, bon tranchant, la taille est bien pour un couteau chef, il est léger en main. A ce prix là je n'ai rien trouvé d'autre d'équivalent. Le manche est effectivement une imitation bois en plastique mais on ne s'en rend pas trop compte."
ou 
"Couteau avec une bonne lame, mais un manche en veritable plastoc qui fait vraiment camelote...je deconceille. fortement. Ca vaut pas le prix."
Chacun à une idée différente de la valeur d'un objet. Sur les produits d'entrée de gamme il n'est pas rare que les opinions divergent radicalement entre les personnes agréablement surprises et faisant la part des choses pour un produit valant une quinzaine d'euros et celles déçues s'étant imaginées que cette même somme était plutôt conséquente. Il est donc question de mettre en perspective le prix avec la prestation pour juger. Les couteaux c'est comme du bon vin, leur élaboration est le fruit d'un long process de fabrication et de compromis à chaque stade, on en perçoit tous la valeur d'une autre façon.

En règle générale ceci s'applique à tout : le mal est plus évident que le bien. N'oubliez pas lorsque vous regardez les évaluations des clients que les utilisateurs mécontents de leur achat pour une raison ou une autre se feront plus souvent entendre que ceux satisfaits : un produit vendu 1000 fois pourra n'avoir qu'une note, laissant supposer au premier abord une qualité moyenne.


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vendredi 8 août 2014

Le Japon souhaite utiliser la reconnaissance faciale dans ses aéroports

Le Japon investit énormément d’argent dans la recherche et en particulier la robotique, un secteur dans lequel il est à la pointe de l'innovation. Le Japon est, on le sait, capable de développer des androïdes évolués, probablement nos assistants de demain qui ne sont pas sans faire penser aux ubots de la série suédoise "Real Humans". Mais dans un futur plus proche, le Japon mise beaucoup sur la technologie de reconnaissance faciale, notamment pour assurer la sécurité des Jeux Olympiques de 2020 qui se dérouleront à TOKYO.

Depuis Lundi dernier, le ministère japonnais de la justice a instauré une phase de test de la reconnaissance faciale dans l’aéroport Narita de TOKYO, qui durera jusqu'au 5 septembre. Les photos des passagers prises à l’immigration sont comparées  aux données contenues dans la puce du passeport. Jusqu'à présent et comme partout ailleurs, le personnel vérifie lui-même si la photo du passeport correspond à son détenteur. Le bureau de l’immigration japonais projette de généraliser la reconnaissance faciale en 2018 avec pour but de renforcer la sécurité et réduire les files d’attente pour votre prochain séjour au Japon. A noter qu'en 2012 lors des premiers essais la machine crée par Hitachi Kokusai Electric était capable de repérer un visage parmi 36 millions en une seconde, mais n'était pas parvenu à identifier 17% des 29 000 personnes scannées, ce qui avait conduit au report du projet. Reste à voir si ce nouvel essai sera plus concluant !

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mercredi 6 août 2014

Hiroshima

Le dôme Genbaku en 2014
Le 30 juillet 2014 est décédé à l'age de 93 ans le dernier membre de l'équipage de l'Enola Gay, le bombardier américain duquel a été lancé la première bombe atomique de l'Histoire de l'humanité. Cette bombe avait provoqué des dégâts considérables, rasant la ville de Hiroshima en provoquant la mort de plus de 150 000 personnes. Les habitants qui survécurent à cette apocalypse furent appelés les hibakusha en raison de leurs séquelles irréversibles.
Pourtant les Japonais, au lieu de faire de la ville d'Hiroshima un emblème de destruction et de souffrance, la reconstruisirent pour en faire une très belle cité symbole de la paix. Parc, musée et de nombreuses oeuvres et sculptures dédiées à la paix et à la mémoire jalonnent la ville, avec au centre l'incontournable dôme Genbaku, seul édifice a être resté debout après le souffle de "little boy". Resté en l'état depuis 1945, le dôme dégage une présence particulière, témoignant de la violence des évènements passés. Les plus beaux parcs et édifices d'avant-guerre ont eux été reconstruits, avec en tête de liste le très beau château dit "de la carpe" et le somptueux jardin Shukkei-en où subsiste un arbre ayant survécu à la bombe. Très proche de la très réputée île de Miyajima, Hiroshima est un endroit agréable où séjourner lors d'un voyage au Japon. Si d'aventure vous passez un jour par là, n'oubliez pas de goûter les okonomiyaki, la spécialité locale absolument divine à ne surtout pas manquer !

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mardi 5 août 2014

Oxydation et corrosion de l'acier inoxydable

Nous en avons déjà parlé, mais il n'est jamais inutile de le rappeler, le terme d'acier inox est un abus de langage qui désigne un acier composé de fer, de carbone voire d'autres éléments, auxquels est adjoint un pourcentage de chrome d'au moins 10,5%. A partir de ce taux de chrome, l'acier obtient la capacité de former au contact de l'oxygène une couche passive à sa surface. Cette oxydation de surface (oxyde de chrome) protège le matériau contre l'oxydation du fer contenu dans l'alliage, qui se traduirait par l'apparition de rouille qui dissout le fer. Le film passif a par ailleurs le pouvoir de s'auto-régénérer lorsqu'il subit des dommages comme des rayures par exemple. Cette formidable capacité de protection contre la corrosion fait que ce type d'acier connaît un grand succès en coutellerie, où l'utilisation empêche souvent le bon entretien des lames dites "au carbone", qui dépourvues de chrome, ne peuvent pas être passives. Vous remarquerez donc le paradoxe, l'acier inoxydable est un acier dont la surface est oxydée et c'est cette oxydation qui protège justement la lame de corrosion.

Piqûre du métal du document Arcelor Mtital
Cependant, il faut bien intégrer que ce n'est pas pour autant que la corrosion ne peut pas attaquer une lame possédant cette fameuse couche de protection. Formée par réaction du chrome avec l'oxygène, la couche passive peut-être altérée par d'autres réactions électro-chimiques (ou mécaniquement) et de manières différentes. Le cas le plus fréquent pour le couteau est la corrosion par piqure (schéma ci-contre) qui se produit localement par rupture de la couche passive. A l'endroit de la piqure le métal à nu laisse la corrosion se développer si celui-ci se dissout plus rapidement que sa capacité à se repassiver. En somme, lorsque la surface protectrice est endommagée en dehors d'un environnement favorable au développement rapide de la corrosion, celle-ci s'auto-régénère assurant à nouveau la protection de l'acier. En revanche, si l'altération de la couche passive est provoquée dans un contexte favorable à l'oxydation, celle-ci risque de se développer avant que la reformation du film ne s'effectue, provoquant la corrosion de l'acier. A ce stade, la passivation ne peut plus se faire à cet endroit, laissant le champ libre à la propagation de la corrosion en profondeur.
Alors comment éviter la corrosion sur un acier inoxydable ? En priorité éviter le contact de la lame avec certains agents chimiques qui attaquent directement l'oxyde de chrome comme le chlore (contenu dans l'eau de Javel et dans certains produits ménagers) ou l'hydroxyde de sodium (qui est utilisé en additif alimentaire). Ensuite limiter le contact avec l'eau et les aliments, surtout acides, en dehors de l'utilisation du couteau car cela favorise la vitesse de propagation de la corrosion. Cela implique de nettoyer tout de suite après usage et de bien l'essuyer. Enfin retenez que la chaleur fragilise la couche passive, donc évitez à tout prix le lave-vaisselle qui combine tous les éléments pour endommager votre couteau (chaleur + stagnation des résidus alimentaires sur la lame + produits chimiques) !
La corrosion d'un couteau, soit-il inoxydable, demeure donc toujours possible mais n'est en aucun cas provoquée par un défaut du produit. Il existera toujours dans le monde de la chimie des éléments qui réagiront de manière néfaste ensembles et le seul moyen de s'en prémunir est de bien respecter toutes les consignes d'usage et d'entretien. C'est d’autant plus important que la corrosion n'est pas que cosmétique, elle fragilise réellement le couteau. Une solution radicale pour éviter tout risque ou pour des travaux en milieu humide : le couteau Kasumi Titanium.

Nous avons ici évoqué la corrosion par piqûre qui est la plus répandue sur les couteaux inoxydables mais il en existe d'autres types qui peuvent aussi arriver dans certains contextes. Vous pouvez lire les documents cités plus bas qui expliquent clairement le phénomène sous différentes formes. Comprendre c'est se prémunir du danger qui guette vos couteaux :). 

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