vendredi 24 février 2017

Haiku Kurouchi forge artisanale

Un peu d'histoire. Au début est le minerai de fer. Celui-ci se carbure lorsque brûlé sur du charbon de bois. Le charbon dégage du monoxyde de carbone au contact de l'air qui réduit (consume) les oxydes de fer en captant les atomes d'oxygène, devenant acier. Jusqu'au XVIIème siècle, le procédé artisanal d'obtention d'acier n'a quasiment pas varié et il n'y a pas de distinction entre les aciers de coutellerie et les autres. La qualité dépend du forgeron, de sa capacité à éliminer les impuretés originelles (scories de charbon de bois non brûlé) au marteau, et des propriétés du minerai, la spécialisation se faisant au fur et à mesure de la géographie des gisements.
Aux alentours de l'an 1000 une technique particulière héritée d'Inde se développe en Orient, permettant d'obtenir des aciers cristallisés aux grains extrêmement fins et d'une grande dureté (le damas). Les artisans mauresques importeront ce savoir-faire en Espagne faisant des aciers de Tolède ce qui se fait de mieux au Moyen-Age en Europe. 
En 1740 Benjamin Huntsamm transfère la technique indienne à la sidérurgie anglaise, à Sheffield. Les Anglais vont rapidement rafler 50 % du marché européen. Mais bombardée en 1940 par les Allemands, la production à Sheffield va s'effondrer pour s'arrêter en 1980 au profit de la ville allemande de Solingen. Celle-ci sera un temps un repère de qualité dont brillent les derniers feux au propre et au figuré. La France quant à elle n'a jamais brillé dans le haut de gamme, s'orientant après-guerre, sous la pression de nouvelles formes de commerce et de consommation (lave-vaisselle), vers de grandes coulées inox laissant peu de place aux petites productions de qualité.
De nos jours ce sont les couteaux japonais qui tiennent le haut du pavé. Tout d'abord seules les pépites contenant entre 0,6 % et 1,4 % de carbone appelées tamahagane (acier précieux en japonais) seront retenues pour les couteaux. Le Japon longtemps isolé sur son île conserva aussi la compétence de la qualité donnée à chaud quand l'industrie européenne opta pour l'industriel à outrance. Certes depuis une décennie ils utilisent aussi des produits modernes comme le VG10 alliés à du chrome, molybdène, vanadium, manganèse ou encore cobalt, remplaçant le doigté et l'oeil aguerri du coutelier par une complexification des process, mais ils ont su garder en parallèle dans la continuité de la tradition les aciers de petites coulées. 
Haiku Kurouchi est un héritier de cette tradition, au look vintage ravageur. En acier Aoko (ou Aogami, "blue steel" en anglais, Ao = bleu en japonais) en plus du fer et carbone, il comporte une petite part de tungstène, ce qui fait qu’il tient son fil nettement plus longtemps que le Shiroko (ou Shirogami, "white (shiro) steel" en anglais). Ce couteau, comme les anciens fer + carbone, rouille, mais il faut bien comprendre que ceci est un avantage et non un inconvénient. Il est plus facile à travailler (car les alliages compliquent l'homogénéisation des grains) mais demande une habileté, une maestria technique plus poussée, et pour l'utilisateur, est plus facile à ré-affûter. Régulièrement en rupture pour cause de demande supérieure à l'offre, ils sont de retour après une longue absence.

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mercredi 15 février 2017

Dorimu de Chroma, un lancement réussi


Sur les salons SIRHA à Lyon (grand-public) et AMBIENTE à Francfort (revendeurs) la société CHROMA a fait sensation avec sa nouveauté DORIMU PURE DAMASCUS. De l'avis unanime, un très beau produit qui vaut son prix. DORIMU est un vrai damas doté d'un manche en érable norvégien réputé pour sa résistance aux variations hygrométriques (au contraire des bois de pakka des damas japonais communs). Nous avons été particulièrement honorés par la visite du fabricant du matériau principal, le VG10*, pour qui il s'agit de la plus belle réalisation de ces dernières années avec son acier-maison. DORIMU devrait être dans toutes les bonnes boutiques début mars. Attention, contingents restreints.   
* Le VG10 est un acier moderne inoxydable avec adjonction de cobalt au process extrêmement précis demandant mesure et contrôle tout au long de sa fabrication. Le représentant le plus connu en est la société Kasumi qui l'a popularisé en France aux début des années 2000.


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jeudi 2 février 2017

Futur best-seller Chroma Type 301

Nouvelle rencontre du 3ème type avec cet extra-terrestre Chroma. Partant des recommandations de chefs signalant le besoin d'un couteau office et d'un bec d'oiseau en un, tout en éliminant la difficulté de travailler avec le bec d'oiseau à lame convexe (rentrante), Chroma a développé cet office multi-tâches à lame concave qui ne fatigue pas les poignets très sollicités des professionnels, rajoutant un bord pointu comme testé avec succès avec le Santoku Hakata. Les dames qui travaillent beaucoup avec des couteaux office vont aussi apprécier. Référence de cet office nouvelle génération : P42. 
Nouveau dans la collection également le Katano Garasuki et un coffret starter P918, couteau office P09 + Chef 20 cm P18. 


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