jeudi 19 avril 2018

Yoshinobu Tokugawa, dernier shogun

Yoshinobu Tokugawa est une des personnalités marquantes de la fin de l'ère Edo et du début de l’ère Meiji ; il est en effet connu pour avoir été le dernier shôgun
La dynastie Tokugawa avait commencé en 1603 avec Ieyasu dont Yoshinobu sera le 15ème descendant. Yoshinobu joue un rôle important durant le shogunat de son prédécesseur et à la mort de ce dernier devient lui-même shōgun le 5 décembre 1866. Il réussit à convaincre Napoléon III à lui envoyer une mission militaire sous les ordres du capitaine Chanoine (futur ministre de la guerre sous l'affaire Dreyfuss en 1898) et du lieutenant Jules Brunet dont nous avons déjà parlé sur ce blog (qui terminera sa carrière comme général de division et chef de cabinet de Chanoine) pour former ses troupes à la guerre moderne. A l'époque la France soutenait le shogun tandis que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne misaient sur l'empereur Meiji. Son destin est à mettre en parallèle avec celui de Ryoma Sakamoto, dont nous partageons une homonymie pour une gamme de couteaux. Ryoma s'était rangé sous la bannière de l'empereur contre Tokugawa et joua un rôle décisif dans les négociations qui conduisirent en 1867 à la démission volontaire du shogun un an seulement après sa prise de fonction. La France s'était placée du mauvais côté mais Brunet, empreint d’une éthique toute militaire, refuse de revenir en France afin de continuer à « servir la cause française en ce pays », estimant de son honneur de ne pas abandonner le shogun et ses fidèles samouraïs, des frères d’armes qu’il avait instruits.
En faisant disparaître ce gouvernement militaire qu'est le shogunat, l'empereur Meiji reprend la main après des siècles d'effacement, refondant entièrement le système politique du Japon. Le sommet de la pyramide décapité il fallut reconstruire toutes les relations sociales, s'inspirant de l'Occident droit-de-l'hommiste. Tokugawa passa 30 années en exil avant de retrouver l'empereur en 1902. Celui-ci lui accordera à 66 ans le titre de kōshaku (l’équivalent du duc français) qui était alors le titre de noblesse le plus élevé après celui de l’empereur. Il l’autorisera même à fonder sa propre maison, la Tokugawa Yoshinobu-ke, dont la quatrième génération est toujours de ce monde.


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jeudi 12 avril 2018

3D Food printing

Seriez-vous prêts à manger des aliments imprimés ? 
Une enquête australienne a relevé une partielle adhésion des consommateurs à ce nouveau mode de consommation. Entre 59 et 69 % des sondés s'étaient montrés réceptifs à des aliments tels que pizza, pâtes ou chocolat imprimé en 3D, 52 % des sondés seraient prêts à manger une carotte imprimée, 43 % un steack de poulet et légumes. L'impression 3D de confiseries ou de desserts est déjà d'actualité. Dans le chocolat cela semble facile à imaginer, c'est ainsi que la société belge La Miam Factory imprime déjà sur demande. L'armée américaine s'y intéresse pour ses rations de combat, l'impression a l'avantage de réduire les coûts et d'éviter stockage et gaspillage alimentaire. 
En 2009 la société néerlandaise byFlow a développé une imprimante 3D à destination des cuisiniers et pâtissiers. L’imprimante fonctionne avec des cartouches rechargeables pouvant contenir toutes sortes de pâtes alimentaires. Plusieurs diamètres de buses sont disponibles allant de 0,3 mm à 1,60 mm. Il est possible d’utiliser ses propres pâtes ou purées à base de légumes, fruits, viandes, ou d’opter pour des cartouches prêtes à l’emploi ; seul bémol, les pâtes qui ne doivent pas être trop liquides pour être imprimées feraient bien de contenir épices ou herbes comme liant.
Les chefs étoilés commencent à s'intéresser à la chose, un des pionniers fut Mateu Blanch du restaurant La Boscana à Lleida en Espagne. C'est à présent un ***Michelin hollandais, que nous avions croisé au Bocuse d'or 2017 (3ème fois qu'il représentait son pays), qui s'en empare. Après plus d’un an de collaboration autour de la création de nouvelles recettes, de recherche et développement avec byFlow, Jan Smink inaugurera un établissement insolite entièrement dédié à cette technique en septembre prochain. Une cuisine ouverte permettra aux clients de voir le chef travailler. Pour ceux que cela intéresse les 27 et 28 juin prochains Jan Smink démontrera les avantages de l’impression 3D à l’occasion d’une conférence donnée lors de la 4ème édition du salon 3D Food Printing qui se tiendra au Brightland Campus à Venlo, Pays-Bas.


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